The Husky and His White Cat Shizun – Chapitre 17

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Traduit par Keliane, corrigé par Angie

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Chapitre 17 : Le Shizun De Ce Vénérable A Été Blessé, Ce Vénérable Vraiment…

Que fait seulement cette divinité fantôme à être maîtresse de cérémonies ? Change de carrière et vends plutôt des aphrodisiaques ! Ceux des autres peuvent au mieux augmenter les prouesses masculines d’un individu fané, mais ces dieux et divinités sont vraiment d’un autre niveau. Un simple geste de la main et même une personne morte peut la relever, c’est vraiment miraculeux !

Alors qu’il commençait à s’intéresser vraiment au spectacle, Chu WanNing couvrit soudain les oreilles de Mo Ran.

— Eh ? s’étonna-t-il.

L’expression de Chu WanNing était figée.

— Ne regarde pas une telle obscénité.

— Mais pourquoi couvres-tu mes oreilles au lieu de mes yeux ?

La mine sans expression, Chu WanNing se corrigea.

— Ne regarde pas et n’écoute pas, tu peux fermer les yeux toi-même.

— Pfft. Shizun, tu es vraiment…

Regarde ton propre visage rougissant, cela va même jusqu’à tes oreilles. Celui qui devrait fermer les yeux ici, c’est clairement toi.

Mo Ran ne pouvait contenir son amusement. Chu WanNing était une personne faite de glace et de neige, qui n’avait jamais vu une seule peinture érotique. Devoir assister à un accouplement d’aussi près, il risquait de s’étouffer.

Alors qu’ils baisaient, le couple mort semblait presque revenir à la vie. Même leurs gorges raides, qui n’auraient pas dû pouvoir produire le moindre bruit, commencèrent à émettre des gémissements et des halètements réalistes.

Chu WanNing sembla dégoûté et se détourna de cette vision.

L’amusement de Mo Ran ne fit que croître. Avec un sourire malicieux, bien décidé à le taquiner, il attrapa son visage pour l’amener à regarder de plus belle.

Chu WanNing recula immédiatement, comme s’il avait été piqué.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Rien du tout.

La voix de Mo Ran était douce comme du miel avec un soupçon de moquerie alors qu’il le regardait.

Quel âge as-tu pour rougir encore devant ce genre de choses…

Oh ! Attendez, c’était plutôt vert et rouge en même temps. Assez hilarant, en fait.

— Shizun, ne nous as-tu pas appris à toujours nous assurer des capacités de l’adversaire avant de nous engager ? Tu dois au moins regarder et observer ce que peut faire la maîtresse fantôme.

— Qu’y a-t-il à voir ? Je ne regarde pas.

— Comment se fait-il que tu sois aussi effarouché ? l’interrogea Mo Ran.

— C’est une débauche sale, c’est nocif pour les yeux ! répliqua Chu WanNing.

— Je suppose que je vais devoir regarder, dans ce cas.

Mo Ran était étendu avec effronterie, espionnant au dehors et commentant avec des « ah », « wow », « génial », « aiyo », et ainsi de suite. Chu WanNing vit rouge et beugla à voix basse :

— Regarde si tu veux, mais ne dis rien !

Mo Ran joua l’innocent.

— Je pensais que tu voudrais savoir.

Chu WanNing ne put finalement plus le supporter. Attrapant Mo Ran par le cou, il siffla entre ses dents :

— Si tu fais un bruit de plus, je te jette dehors pour nourrir les zombies !

Mo Ran s’était bien amusé ; mais on ne pouvait vraiment pas pousser Chu WanNing trop loin à moins de vouloir le service complet de TianWen. En conséquence, Mo Ran fit preuve d’une certaine retenue et s’allongea docilement pour regarder sans bruit.

Alors que le plaisir du couple fantôme atteignait son apogée, l’homme poussa un faible grondement et fut prit de spasmes au-dessus du cadavre de la femme. Un nuage de fumée verte s’éleva soudain de leur corps, et la maîtresse fantôme ouvrit la bouche, l’aspirant avec avidité jusqu’à ce que la moindre volute de fumée soit consommée. Elle essuya ensuite le coin de sa bouche avec satisfaction, les yeux brillants.

Il semblait que c’était la « récompense » issue de ces couples appairés par les mariages fantômes qui augmentaient sa cultivation.

— Ha ha, ha ha ha !

Ayant eu un avant goût, la maîtresse fantôme rayonnait plus que jamais. Lorsqu’elle parla de nouveau, sa faible voix à la dérive était devenue beaucoup plus claire ; elle cria, beugla, comme si sa voix aiguë pouvait déchirer la nuit éternelle.

— Levez-vous ! Levez-vous ! Vous tous, hommes célibataires et femmes non mariées ! Je vous accorde les bienfaits de l’intimité ! Vous devrez me vénérer en retour ! Debout ! Debout ! Vous tous, debout !

Le cœur de Mo Ran s’accéléra. Oh non…

Qu’est-ce qu’elle compte faire ?!

Le tremblement simultané des centaines de cercueils autour d’eux confirma ses pires craintes. La maîtresse fantôme allait appeler les couples de tous les cercueils à baiser pour qu’elle puisse consommer tous les mérites d’un seul coup !

Ce n’était plus une blague. Mo Ran attrapa Chu WanNing :

— Shizun !!!

— Qu’est-ce qu’il y a cette fois ?

— Vite ! Nous devons sortir d’ici ! Shi Mei est piégée avec la femme Chen ! S’écria Mo Ran, paniqué. Nous devons nous dépêcher de le sauver !

Chu WanNing jeta un coup d’œil dehors. Qui aurait pensé que la maîtresse fantôme aurait un tel appétit, au point de sauter les paires individuelles pour tout manger en une fois !

Les cercueils qui les entouraient tremblèrent de plus en plus violemment à mesure que les couples mariés fantômes qui s’y trouvaient étaient contraints de passer à l’acte. Chu WanNing s’étouffa à cette idée, et toutes les couleurs quittèrent encore plus son visage. À ce moment précis, la maîtresse fantôme rayonnante sembla ressentir quelque chose ; sa tête se tordit brusquement, et sa paire d’yeux d’un noir pur, sans pupille, survola tout le reste pour se poser directement sur le cercueil de Mo Ran et Chu WanNing.

Elle n’était peut-être pas intelligente, mais elle pouvait sentir l’absence d’énergie vénérienne familière en provenance de ce cercueil.

Il n’y a pas de vénération.

Il n’y a pas de…

Ils sont vivants !!!

Son dos se cambra brusquement et elle chargea en criant, ses vêtements flottant derrière elle. Une paire de griffes rouge sang et acérées comme des rasoirs perça directement le bois et la bière.

L’attaque était trop soudaine, Mo Ran n’avait pas le temps d’esquiver ou de se défendre, sans compter qu’il n’y avait déjà pratiquement pas de place pour bouger à l’intérieur. Au moment où cinq nouveaux trous furent sur le point de s’ajouter à sa tête à cause des griffes osseuses, il fut tout à coup tiré vers le bas – Chu WanNing le prit rapidement dans ses bras, le recouvrant de son propre corps. Les cinq griffes de la maîtresse fantôme s’enfoncèrent brutalement dans son épaule !

Jusqu’à l’os !

Chu WanNing poussa un gémissement sourd, mais l’endura sans crier. Sa main indemne brillait d’un sort de silence lorsqu’il pressa un doigt sur les lèvres de Mo Ran, bloquant le son qu’il s’apprêtait à faire.

Les griffes de la maîtresse fantôme s’enfoncèrent dans la chair de Chu WanNing, l’écorchant et la déchirant.

Elle avait de l’argile pour tête et ne pouvait distinguer les vivants des morts que par le son. La situation étant ce qu’elle était, Chu WanNing ne fit pas un seul bruit tandis que le sang coulait de son épaule. Mo Ran ne pouvait pas distinguer sa blessure de là où il était, pressé contre sa poitrine, mais il pouvait clairement le sentir trembler…

Vivante… ou morte ? Il était impossible qu’une personne vivante n’émette aucun bruit après ça. La maîtresse fantôme ne parvenant pas à comprendre ceci, ses griffes creusèrent brutalement dans l’épaule de Chu WanNing, le lacérant encore.

Ce dernier trembla de douleur, frissonnant. Ses robes étaient trempées de sueur froide.

Mais il ne faiblit pas, se mordant la lèvre pour protéger le disciple dans ses bras, comme s’il était vraiment devenu un cadavre, bloquant l’ouverture du cercueil tel du fer forgé.

La maîtresse fantôme sembla finalement satisfaite que les personnes à l’intérieur ne puissent possiblement pas être en vie. Elle sortit brusquement ses griffes dans une éclaboussure de sang accompagnée du bruit collant des doigts glissant contre la chair et les os. De quoi faire dresser les cheveux sur la tête.

Toute force quitta d’un coup le corps tendu de Chu WanNing. Il libéra Mo Ran, haletant silencieusement.

L’odeur de sang à l’intérieur du cercueil était suffocante.

Mo Ran releva la tête. Il pouvait voir les cils baissés de Chu WanNing grâce à la faible lumière qui filtrait par les trous, et, dessous, ces yeux humides bien qu’il fasse montre d’un silence implacable.

Ces yeux de phénix légèrement inclinés étaient brouillés par la douleur, mais pire encore, ils étaient féroces et obstinés, couverts d’un voile d’humidité…

Mo Ran voulut prendre la parole, mais Chu WanNing secoua la tête et maintint en place le sort de silence sur ses lèvres. Un moment s’écoula avant qu’il n’expire lentement et n’écrive sur le dos de la main de Mo Ran d’un bout de doigt tremblant :

La barrière a été brisée, ne dis rien.

Au dehors, la maîtresse fantôme pencha la tête, incapable de comprendre pourquoi les gens qui se trouvaient à l’intérieur et n’étaient définitivement pas vivants, refusaient d’obéir à ses ordres. 

Elle ne ressentait aucune vénération de leur part.

Chu WanNing l’aperçut à travers la fente. Une lumière dorée enveloppa sa main indemne alors qu’une liane de saule apparaissait, parcourue par une lumière incandescente.

Il fronça les sourcils, TianWen à la main.

L’instant suivant, il jaillit du cercueil !!!

La bière explosa et Chu WanNing s’envola comme l’éclair, TianWen fouettant avec une précision parfaite pour s’enrouler autour du cou de la maîtresse fantôme qui poussa un cri strident…

— Qui es-tu ? Comment oses-tu ?

La réponse de Chu WanNing tint en un seul mot :

— Dégage !

Ses robes de mariée cramoisies furent soufflées comme des vagues de nuages. Il avait tout enduré pour délivrer ce seul coup. TianWen se tordit avec une brutalité sauvage et brisa directement le cou de la maîtresse fantôme !

Une épaisse brume rouge mélangée à une étrange odeur parfumée s’en échappa. Chu WanNing se retira rapidement pour l’éviter, et ordonna :

— Mo Ran ! Mille Coups !

Mo Ran attendait le signal. En entendant son ordre, il canalisa de l’énergie spirituelle dans la lame cachée dans sa manche et dirigea sa frappe en direction du corps de la maîtresse fantôme qui tâtonnait tout autour d’elle à la recherche de sa tête.

Le corps d’argile se fendit en deux, révélant son véritable corps translucide qui rayonnait de lumière rouge à l’intérieur. Chu WanNing brandit de nouveau TianWen et en arracha l’esprit céleste de la maîtresse fantôme. Un cri retentit depuis ce corps sans tête.

— Comment osez-vous ? Comment osez-vous ? Levez-vous ! Levez-vous ! Tuez-les ! Tuez-les !!

Des yeux rouge sang s’allumèrent soudain sur les visages sans traits de ces garçons dorés et de ces filles de jade. Des centaines d’entre eux se mirent à crier tout en fonçant vers Mo Ran et Chu WanNing.

Les cercueils sur le sol volèrent également en éclats les uns après les autres. Les cadavres qu’ils contenaient se levèrent et se précipitèrent vers eux telle une marée.

Mo Ran survola rapidement la foule du regard, à la recherche de Shi Mei.

— Que cherches-tu en faisant ainsi les yeux doux aux zombies ? s’emporta Chu WanNing avec dureté. Dépêche-toi de les repousser !

Dans le chaos de la bataille avec la maîtresse fantôme, ils finirent debout sur un cercueil, les lents cadavres rassemblés tout autour d’eux.

Mo Ran activa une poignée de talismans d’exorcisme et les projeta dans la masse. Des explosions s’ensuivirent, mais ils étaient trop nombreux. Une nouvelle vague remplaçait rapidement celle vaincue.

Mo Ran perdait la tête.

— Pourquoi y a-t-il tant de morts dans la ville de CaiDie ? Combien y a-t-il de couples de mariés fantômes ?!

Chu WanNing s’emporta.

— Regarde la cultivation de cette maîtresse fantôme. Évidemment qu’il ne peut y avoir autant de jeunes gens morts de causes naturelles ! Huit ou neuf sur dix ont sans doute été envoûtés par ses soins et poussés au suicide. Attaque de ce côté !

Mo Ran lança un autre talisman dans la direction indiquée par Chu WanNing. Des os blancs et de la chair pourrie volèrent dans l’explosion.

— Comment se fait-il que cette maîtresse fantôme ne soit pas morte de ça ?

— Les armes normales ne peuvent pas lui faire de mal.

— Et TianWen, alors ?

Chu WanNing était furieux.

— Ne vois-tu pas que TianWen l’entrave en ce moment-même ? Cette chose est extrêmement rapide. Si je lâche le lien, elle se sera probablement échappée avant le prochain coup de fouet !

De plus en plus de cadavres se rassemblèrent. Alors qu’il les purgeait, Mo Ran gardait l’œil ouvert de crainte de blesser accidentellement Shi Mei, perdu dans la masse. Un garçon doré se jeta sur lui et le mordit sauvagement à la jambe. Il pesta à voix basse et lui lança un talisman en pleine face avant de le jeter dans la marée de cadavres où il explosa dans un grand fracas.

— Tu vois déjà Shi Mei et Madame Chen ? demanda Chu WanNing.

Mo Ran chercha frénétiquement avant de finalement apercevoir au loin deux figures qui se balançaient, s’exclamant :

— Je les vois !

— Tire-toi de là et fais-les reculer ! Aussi loin que possible !

— Compris ! répondit Mo Ran, avant de marquer une pause. Qu’est-ce que tu vas faire ?

Exaspéré, Chu WanNing répondit :

— Je ne peux pas lever mon autre bras pour invoquer une seconde arme, je vais donc devoir utiliser TianWen. Je vais détruire toute cette zone dès que j’aurai libéré la maîtresse fantôme, alors dégage si tu ne veux pas mourir !

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1 a commenté sur “The Husky and His White Cat Shizun – Chapitre 17”

  1. Le premier paragraphe m’a achevé ! x’D

    Cette maitresse fantôme est vraiment une cochonne ! lol Et une meurtrière !

    Shizun l’a protégé ! Comme c’est beau !

    Merci beaucoup pour ce chapitre Keliane, et Angie ! Bon courage pour la suite ! 😉
    A bientôt !

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