The Husky and His White Cat Shizun – Chapitre 38

Ch. 37 | Index

Traduit par Keliane, corrigé par Angie

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Chapitre 38 : Ce vénérable, vingt-et-un mille lieues sous les mers

L’indifférence de Chu WanNing s’étendait même aux dieux et aux immortels.

— Shangshen me reconnaît-il ? demanda-t-il doucement.

— Comment pourrait-il en être autrement ? ironisa GouChen-shanggong, un sourire raffiné sur le visage. Il y a de nombreuses années, lorsque vous êtes venu au lac JinCheng à la recherche d’une arme, la profondeur et la pureté de votre force spirituelle étaient telles que j’ai manqué de céder à l’envie de sortir vous saluer. Alors, comment est-elle ? L’arme est-elle à votre goût ?

— De quelle arme Shangshen parle-t-il ?

— … Ah !

GouChen-shanggong fut d’abord légèrement surpris, puis laissa se dessiner un sourire.

— Quelle étourderie de ma part d’oublier que je vous en ai donné deux ! reprit-il.

— Ce n’est pas grave, assura Chu WanNing. TianWen fonctionne à merveille.

— TianWen ?

— La vigne de saule.

— Oh ! Je vois, répondit en souriant GouChen-shanggong. Alors vous l’avez appelée TianWen ? Et l’autre ? Comment s’appelle-t-elle ?

— JiuGe, répondit Chu WanNing.

— Et comment se comporte JiuGe ?

— Elle est de nature assez froide, je l’utilise rarement.

— Quel dommage ! soupira GouChen-shanggong.

La discussion terminée, GouChen-shanggong se retourna et déclara indolemment :

— WangYue, je vais les emmener en bas. Ce n’est pas bon pour ton corps de rester ici, au-dessus de l’eau où l’énergie spirituelle est si éparse. Tu ne devrais plus tarder à rentrer aussi.

Le vieux dragon hocha la tête avant de replonger vers le fond du lac, ses écailles scintillant de mille éclats tandis que s’élevait une énorme vague.

Pendant ce temps, Chu WanNing s’occupait de lancer quelques charmes hydrofuges sur les trois autres. GouChen-shanggong l’observait avec intérêt tout en se demandant, “Ce niveau de compétence est rare parmi les cultivateurs, je me demande qui est son maître ?”

Mais Chu WanNing avait un air distant qui n’invitait pas à la conversation, et GouChen-shanggong savait qu’il ne fallait pas être indiscret.

Une fois tous les préparatifs effectués, le groupe s’immergea dans les eaux glacées du lac JinCheng.

Grâce au sort, ils se déplaçaient sans difficulté, comme s’ils étaient sur terre. Un monde sous-marin infini apparut lentement à mesure qu’ils approchaient du fond.

Le fond du lac était recouvert d’un fin sable blanc, des plantes aquatiques ondulaient doucement au gré du courant, et des rangées à n’en plus finir de bâtiments finement travaillés bordaient tout autant de carrefours. Toutes sortes de monstres et de bêtes allaient et venaient dans les rues et les ruelles. Certaines créatures ayant normalement bien du mal à coexister vivaient même en harmonie ici.

— Le lac JinCheng possède une énergie spirituelle abondante, expliqua GouChen-shanggong. Il incarne donc une sorte de paradis. Les créatures qui y vivent restent pendant des générations sans jamais repartir. Beaucoup de choses sont donc assez différentes de ce que l’on peut s’attendre à voir dans le monde des humains. Vous êtes libres d’explorer un peu si vous le souhaitez.

Tandis qu’il parlait, un esprit lapin blanc comme neige aux yeux écarlates passa devant lui à dos de tigre. Le lapin était vêtu d’une robe blanche, tout en pompe et en prestance, et affichait un air arrogant tout en harcelant sans cesse le tigre dans l’intention de le faire aller plus vite. Le tigre, quant à lui, était doux et obéissant, sans la moindre dignité.

Le groupe regarda cela attentivement, restant sans voix.

GouChen-shanggong les conduisit ensuite le long du chemin principal. D’innombrables boutiques s’entassaient des deux côtés de la rue, et toutes sortes de créatures passaient devant eux. Assez rapidement, ils arrivèrent au centre de la ville, où toujours plus de démons étaient rassemblés, offrant un spectacle assez étrange.

— Le lac JinCheng entre rarement en contact avec le monde extérieur, mais vous pouvez trouver à peu près tout ce dont vous pourriez avoir besoin ici.

— La légende dit que le lac JinCheng a été formé à partir de votre sang. Cela ne fait-il donc pas de vous le maître de cet endroit, puisque c’est votre énergie spirituelle qui alimente tout ici ? demanda Xue Meng.

— Je n’irais pas jusque-là, défendit GouChen-shanggong, souriant légèrement. Tout ça, c’est déjà du passé. J’ai quitté le royaume des dieux, il y a longtemps, et ma force spirituelle n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était. En y repensant maintenant, ces choses ayant bouleversé ciel et terre semblent presque tenir du domaine du rêve. Quel rapport cela a-t-il encore à voir avec celui que je suis désormais ? Je ne suis à présent plus qu’un simple forgeron.

Tout en poursuivant la discussion, il leur présenta le centre de la ville. Les créatures du fond du lac ayant vécu avec GouChen-shanggong pendant tout ce temps, semblaient avoir oublié son statut de dieu fondateur, et n’eurent que peu de réactions à son égard, même lorsqu’il passait près d’elles, trop occupées qu’elles fussent à colporter leurs marchandises.

— Mantou de sang de poisson, fraîchement préparé !

— Peau de serpent ShuaiRan, matériau de couture de première qualité, il n’en reste qu’un mètre ! Une fois qu’il n’y en aura plus, vous devrez attendre ma prochaine mue.

— Je vends de l’encre de calmar pour sourcils, faite avec de l’encre fraîchement crachée ce matin par votre serviteur. Elle fera des merveilles pour vos sourcils… Hé ! Hé ! Attendez, mademoiselle, ne partez pas !

Le marché était inondé de bruits de créatures diverses vendant leurs marchandises, et ces visions, si surprenantes fussent-elles, n’en étaient pas moins fascinantes.

Un fantôme sans tête était assis près de son étal, vendant des peignes et du maquillage. Il tenait un peigne entre deux de ses doigts aux longs ongles vernis de rouge tout en brossant les cheveux de sa propre tête ensanglantée, reposant sur ses genoux. Il proposait ses articles d’une douce voix :

— Peignes en os de haute qualité. Rapportez-en un chez vous dès aujourd’hui.

Les yeux de Xue Meng étaient ronds comme des billes tandis que son regard vagabondait de gauche à droite. Il vit une apothicairerie sur le côté, tenue par des Jiao [1] qui vendaient toutes sortes d’herbes médicinales qu’il n’avait jamais vues auparavant, et il était sur le point d’y aller et de voir s’il pouvait en ramener pour sa mère quand une voix stridente et perçante retentit derrière lui :

— Faites place, faites place ! Laissez-moi passer !

Xue Meng se figea le pied en l’air, mais quand il se retourna pour regarder, il ne vit personne. GouChen-shanggong se mit à sourire avant de lui signifier :

— Regardez bien, sous votre pied.

Sans surprise, Xue Meng plissa les yeux et découvrit un tas de minuscules rochers se déplaçant tout seul.

— Eh bien ! Ça, pour une surprise ! Même les rochers peuvent marcher ici. Est-ce un esprit de la roche ou quelque chose comme ça ? marmonna Xue Meng.

— Un fuban.

— Un ruban ? [2]

Sans voix, Chu WanNing lui lança un regard de dépit :

— Que Mo Ran ne fasse pas attention en classe, c’est une chose, mais toi ?

Xue Meng s’investissait dans les arts martiaux de tout son être, mais ne pouvait pas se concentrer le moins du monde dès lors qu’il s’agissait de choses telles que la littérature et l’histoire. Il se tenait droit et convenablement face aux leçons de Chu WanNing, en partie par crainte de son aura imposante, mais tout entrait dans une oreille et ressortait de l’autre. Tout son visage se fit brûlant d’embarras d’avoir ainsi été pris en flagrant délit par son Shizun.

Mo Ran se mit à rire.

— Les mots de Shizun ne sont pas justes envers moi, j’étais complètement attentif durant cette leçon.

Xue Meng ne comptait pas le lâcher là-dessus.

— Oh ? Je t’écoute, alors.

— Le Fuban est une sorte d’insecte, très avare par nature. Il essaie de ramasser toutes les jolies pierres qu’il voit, et finit généralement écrasé à mort sous son tas de pierres.

Mo Ran regarda Chu WanNing, un sourire en coin sur le visage.

— Ai-je raison, Shizun ?

Chu WanNing hocha la tête, et reprit :

— Cet insecte s’est déjà éteint dans le monde extérieur. Je ne m’attendais pas à en voir un ici.

— Celui-ci a eu de la chance, expliqua GouChen-shanggong en souriant. Il n’est toujours en vie que grâce à l’apothicaire local. Regardez, le voilà qui arrive.

Ils regardèrent l’insecte marcher péniblement jusqu’aux marches de ce dernier, où il se mit soudainement à crier :

— Je n’en peux plus ! Sauvez-moi vite, docteur !

Un dragon de mer de couleur turquoise accourut rapidement à la nage. Il était clairement habitué à gérer cette situation, souriant tranquillement tout en sortant une bouteille en porcelaine blanche avant de verser un médicament liquide rouge et doré sur l’insecte, comme si c’était la chose la plus normale du monde :

— Bien le bonjour petit malin, bonne récolte aujourd’hui ?

Le « petit malin » soupira paresseusement en appréciant les bienfaits du bain médicinal.

— Hmph ! Pas trop mal, pas trop mal. Cent de plus demain, et j’aurai quatre millions quatre-vingt-cinq mille six cent dix-sept pierres à la maison.

Mo Ran et Chu WanNing restèrent sans voix.

— C’est… un sacré magot, marmonna Shi Mei.

Le dragon finit de verser le médicament et indiqua :

— N’oublie pas de venir plus tôt demain. Un peu de retard, et même cette rosée fortifiante ne te sauvera pas.

— Oui, oui, je viendrai plus tôt, répondit l’insecte sans le moindre enthousiasme.

Un caillou jaune clair dans le coin attira toutefois son attention et, changeant immédiatement de sujet, il commença à crier :

— Hé ! Petite anguille… je veux dire, Docteur Dragon, pourrais-je vous demander de mettre ce joli caillou sur mon dos ? Comme ça, j’aurai quatre millions quatre-vingt-cinq mille six cent dix-huit pierres demain.

Xue Meng ne put s’empêcher de s’approcher pour demander :

— Pourquoi as-tu besoin d’autant de pierres ? Tu construis une maison ?

La voix stridente et prétentieuse de l’insecte retentit de sous le tas de pierres.

— Qu’est-ce que… ? Un humain ? Aiyo, ça fait si longtemps que je n’en ai pas vu. En quoi cela te regarde-t-il de savoir pourquoi je ramasse des pierres ? Évidemment que ce n’est pas pour construire une maison, je ne m’ennuie pas à ce point !

Shi Mei était également curieux.

— Pour quoi faire alors, si là n’est pas la raison ?

— Pour compter, bien sûr ! répondit l’insecte de manière suffisante.

— …

Tous en perdirent leurs mots.

Quoi qu’il en soit, après avoir flâné un peu, GouCheng-shanggong les ramena à sa résidence.

Dans un coin de la rue se dressait un énorme coquillage, tel un paravent, et derrière se trouvait une grande cour divisée en six sections, magnifiques et spacieuses. Des salles et des couloirs menaient aux ailes latérales et aux jardins, et des rideaux de perles et de varech se balançaient doucement au fil de l’eau. Certaines des pièces latérales étaient sombres tandis que d’autres étaient éclairées à la lumière de bougies, et de légères notes de konghou [1] et de xun flottaient dans l’air, à peine audibles.

Tout comme dans l’apothicairerie, tous les serviteurs de la résidence du dieu étaient des jiao.

Certains avaient gardé leurs queues de dragon, d’autres l’avaient transformée en jambes, préférant marcher. Cela dit, ils n’avaient pas l’air d’aimer les chaussures, car ils déambulaient tous pieds nus.

Lisant la confusion sur leurs visages, GouChen-shanggong sourit et expliqua d’un air léger :

— Je vis avec mon bon ami WangYue, qui était autrefois le prince héritier des mers orientales. Ce sont les serviteurs qu’il a amenés avec lui quand il s’est installé ici.

WangYue était le nom de ce vieux dragon.

Mo Ran aimait beaucoup ce dragon noir, puisqu’il avait obtenu son arme sacrée grâce à lui dans sa précédente vie. Il ne put de fait s’empêcher de demander en souriant :

— Où est-il, au fait ? Il a probablement pris une autre forme ici-bas, non ? Il est tellement gigantesque que je doute qu’il puisse tenir ici autrement.

GouChen-shangging hocha la tête et répondit joyeusement :

— C’est évident, mais ses vieux os se fatiguent facilement, et il est probablement déjà en train de se reposer après être sorti de l’eau un peu plus tôt. Vous devrez attendre qu’il se réveille si vous voulez le voir.

À ce moment-là, un homme aux longs cheveux bruns s’approcha et s’inclina profondément devant GouChen-shanggong, puis entama d’une voix douce et gracieuse :

— Shangshen, bon retour. WangYue-dianxia a déjà tout expliqué à cet humble serviteur. Shangshen voudrait-il emmener les invités à l’arsenal d’armes sacrées dans l’instant ?

GouChen-shanggong ne répondit pas immédiatement. Il regarda plutôt poliment ses invités en premier, puis hocha simplement la tête en constatant qu’ils n’y voyaient aucun inconvénient.

— Oui, fort bien. Demandez aux cuisines de préparer de la nourriture et du vin, nous dînerons à notre retour de l’arsenal.

Ils traversèrent les différentes cours jusqu’à la section la plus profonde. Au centre de cette dernière se tenait un saule pleureur massif s’élevant vers les cieux. Ce saule devait être d’une espèce différente de celles du monde extérieur, car son tronc était si épais qu’il aurait bien fallu dix hommes adultes se tenant main dans la main pour en faire le tour. Son écorce avait l’air ancienne et tortueuse et des milliers de vignes de saule étaient suspendues tel un rideau d’émeraude.

— Wow, quel âge a cet arbre ? demanda Xue Meng d’une voix légèrement sèche.

— Je n’ai pas compté, mais au moins cent mille ans, répondit GouChen-shanggong.

— Quel genre d’arbre est-ce, pour vivre aussi longtemps ? s’exclama Xue Meng, effaré.

— Les arbres vivent naturellement plus longtemps que les humains, et celui-ci en particulier a été nourri par l’énergie spirituelle du lac JinCheng. Ce n’est donc pas vraiment surprenant. Quoi qu’il en soit, restez près de moi, l’entrée de l’arsenal se trouve dans le creux de cet arbre.

GouChen-shanggong s’arrêta soudainement et regarda Xue Meng.

— S’il vous plaît, ne touchez pas les branches. Cet arbre s’est déjà transformé en esprit, il peut ressentir la douleur.

Mais il était déjà légèrement trop tard ; Xue Meng venait déjà d’arracher une feuille.

— Ah !

Il poussa un petit glapissement en même temps qu’un faible gémissement se réverbéra dans l’air vide, telle une voix rauque soupirant doucement.

— Ouch !

Xue Meng pâlit et jeta précipitamment la feuille, comme s’il avait été frappé par la foudre.

— Quoi ? Pourquoi il y a du sang ? s’étonna-t-il.

Sans nul doute possible, c’était bien un flot de sang qui s’écoulait de la branche où la feuille avait été arrachée, et cette dernière, qui avait été jetée sur le côté, se tortillait et convulsait sur le sol telle une créature vivante. Cela dura un moment avant qu’elle ne s’immobilise progressivement. Elle se recroquevilla ensuite rapidement et dépérit.

GouChen-shanggong prit la parole, impuissant :

— Comme je viens de le dire, c’est un esprit. Pourquoi le jeune gongzi…

Il secoua la tête et s’approcha pour examiner la branche cassée, puis utilisa son énergie spirituelle pour apaiser le saule et arrêter son saignement.

— Xue Meng, viens par ici, et ne touche à rien d’autre, lui intima Chu WanNing.

— Oui, Shizun.

Xue Meng savait qu’il venait de commettre une erreur, aussi marcha-t-il docilement jusqu’à lui, abattu.

Fort heureusement, cet incident ne causa pas de problèmes majeurs. Chu WanNing s’excusa auprès de GouChen-shanggong, et le dieu fondateur, magnanime comme à son habitude, se contenta de sourire et de répondre :

— Le jeune gongzi est très rapide.

Xue Meng ne dit mot, le visage rouge vif, et suivit Chu WanNing, la tête basse. Ils traversèrent le rideau de branches luxuriantes et arrivèrent au tronc. Le saule était encore plus colossal de près qu’il ne l’avait semblé de loin ; l’approximation initiale de dix hommes était une grande sous-estimation de son épaisseur.

Il y avait un creux dans le tronc du saule ; ou plutôt était-il plus exact d’appeler cela une énorme porte arquée, assez large pour que trois hommes musclés puissent y passer en même temps. GouChen-shanggong dissipa une à une les nombreuses barrières compliquées établies devant la brèche, puis se retourna et déclara en souriant :

— L’arsenal d’armes sacrées se trouve à l’intérieur. C’est un peu petit et un peu désordonné, ne vous en déplaise.

Mo Ran était assez curieux et tenta immédiatement d’emboîter le pas de GouChen-shanggong, mais Chu WanNing le retint, comme par réflexe, et dit doucement :

— Pas besoin de se précipiter.

Mais il entra lui-même.

Mo Ran était déjà habitué à ce qu’il agisse de la sorte ; dans sa précédente vie, chaque fois qu’ils allaient tous les quatre supprimer des démons, Chu WanNing s’assurait toujours d’être celui qui ouvrait la marche. À l’époque, il avait pensé que son Shizun était impatient et arrogant, et qu’il ne voulait pas être surpassé et devancé par ceux étant plus jeunes que lui. Mais le Mo Ran d’aujourd’hui, après sa renaissance, voyait les choses différemment. En regardant les robes blanches de Chu WanNing disparaître dans l’obscurité du creux de l’arbre, un brin d’hésitation refit tout à coup surface en son cœur :

Cette personne se précipitait-elle vraiment pour être à l’avant par impatience et arrogance ?

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Notes de l’auteur :

La recherche d’armes commence, voici quelques informations supplémentaires sur les armes de chacun.

Chu WanNing :

Possède TianWen, JiuGe, HuaiSha [3], toutes trois des armes sacrées.

Shizun est bon en machinerie, barrière, attaque et guérison. Mais sa défense est ultra faible. En termes de jeux vidéo, c’est un chien enragé. Un DPS fragile de type burst.

Mo Ran :

Dans sa vie passée, il possédait BuGui. Dans sa vie actuelle et jusqu’à ce chapitre, il ne possède qu’une épée de mauvaise qualité pour débutant.

L’Empereur était doué dans la maîtrise de la compétence interdite numéro un du monde de la cultivation. Son attaque et sa défense étaient loin d’être faibles. En termes de jeux vidéo, c’était un DPS principal, capable d’infliger des dégâts réguliers sans problème.

Xue Meng :

LongCheng [4], ce n’est pas une arme sacrée, mais c’est un cimeterre de la plus haute qualité fabriqué par le palais TaXue dans le ShangXiu Jie [Royaume Supérieur de la Cultivation].

Le jeune maître s’inspire de son Shizun. C’est aussi un chien enragé, capable de combattre les monstres avec une attaque particulièrement élevée et infligeant des dégâts par phases de burst. En raison du fait qu’il ne peut pas créer de barrières, sa défense est pire que celle de son Shizun.

Shi Mei :

Les soins de l’équipe reposent entièrement sur ses épaules. Si vous lui demandez quelles sont ses armes, il n’en a aucune.

xXx

Notes :

[1] Jiao : Dragons des flots, une créature mythique capable d’invoquer les tempêtes et de créer des inondations.

[2] Fuban / Ruban : Le texte original chinois joue sur les sonorités entre 蝜蝂 (Fù bǎn) et 富班 (Fù bān) pour indiquer un quiproquo. Pour tenter de conserver au mieux cette idée, nous avons plutôt joué sur le visuel des mots à la lecture (fuban/ruban), ne trouvant pas de mots proches en sonorités en français ou trouvant les traductions littérales trop bancales. Si vous avez de meilleures idées, n’hésitez pas à nous les faire partager 😉

[3] Les armes de Shizun sont nommées d’après certaines parties issues des “Versets de Chu”, un recueil de poésie de Qu Yuan de la période des Royaumes combattants. TianWen et JiuGe sont des parties principales tandis que HuaiSha est une partie secondaire.

天问 TianWen | Questions célestes – S’enquérir des questions énigmatiques de la vie auprès des cieux.

九歌 JiuGe | Neuf Chants – Chants qui s’adressent aux divinités et aux héros déchus. (Il y a au total onze morceaux. Pourquoi est-ce donc appelé les neuf chants ? ¯\_(ツ)_/¯)

怀沙 HuaiSha | Étreindre le sable – Se noyer dans l’eau tout en enlaçant le grès.

[4] LongCheng : littéralement ‘Cité du Dragon”

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AruBiiZe
AruBiiZe
21 mars 2021 20:41

Chu WanNing n’a pas dit qu’il avait 3 armes sacrées ?
hmmm, Il a bien 3 armes. Mais alors pourquoi ?

Ah. Xue Meng n’a pas eu d’arme sacrée. Du coup, l’histoire va changer. En bien ? En mal ? Aïe.

J’ai hâte de voir quelle arme aura Mo Ran !

Et peut-être que Chu WangNing aura une 4ème ! lol

Magnifique chapitre !
Merci beaucoup !
A tout de suite dans le dernier en date ! ;D

AruBiiZe
AruBiiZe
Répondre à  AruBiiZe
21 mars 2021 20:42

Bon bah, j’ai pas vu. C’était le dernier en date ! xD
Snif