How to Survive As a Villain Chapitre 7

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Traduit par Prompillon, corrigé par Shizuku

Chapitre 7 : C’est pas si simple de dormir.


Dans le livre du parfait PDG tyrannique, quand une jeune femme se précipite sur lui pour le prendre dans ses bras, évidemment, le PDG tyrannique doit la serrer fort contre lui, et avec un sourire machiavelique lui dire: “Chérie, tu l’as cherché !”

Cependant, lorsque Xiao YuAn, ancien PDG, sentit quelqu’un se faufiler dans ses bras et commencer à le déshabiller… 

Il ! 

Il s’est retourné et avec une clé de bras, il a agrippé la personne par le poignet et l’a tordu dans son dos, tout en appuyant sur la tête de la personne avec sa deuxième main, tout ça pour le maintenir immobile !

Pour le maintenir immobile !

La première réaction de Xiao YuAn après avoir maîtrisé cette personne a été… 

La voie du PDG tyrannique n’était définitivement pas faite pour lui !!!

Cette personne, maintenue fermement, était aussi extrêmement stupéfaite. Avec une voix tremblante mêlée à une peur à peine voilée et des larmes, il demanda : “Votre Majesté, pourriez-vous être un peu plus tendre ?”

Ha, sa voix était très douce et sucrée et mignonne. 

Mais c’était une voix d’homme !

Xiao YuAn relâcha sa prise prestement : “Désolé, désolé, désolé, tu m’as surpris, c’est tout.”

Le jeune homme se recroquevilla légèrement : “Cet esclave… Cet esclave n’en avait pas l’intention, Votre Majesté. S’il vous plaît ne vous fâchez pas.”

Xiao YuAn se frotta les tempes.

Soudain, il se rappela deux choses très importantes.

Premièrement, ce jeune Empereur était un fichu manche coupée ! [1]

Deuxièmement, lorsqu’il prenait son bain un peu plus tôt, Hong Xiu avait dû lui demander s’il avait besoin que quelqu’un lui tienne compagnie cette nuit. 

Voyant Xiao YuAn s’enfermer dans le silence, le jeune homme présuma que le jeune Empereur était réellement fâché. Paniqué, il prit une corde sur le côté du lit et proposa : “Votre Majesté, ne soyez pas en colère, vous pouvez attacher cet esclave. La dernière fois, n’avez-vous pas dit que vous souhaitiez fouetter cet esclave avec une règle ? Ce servant l’a déjà préparée. Votre Majesté ?”

La migraine de Xiao YuAn s’intensifia. 

Il savait déjà que ce jeune Empereur était un manche coupée, mais il ne savait pas que c’était aussi un S ![2]

Non seulement ça, mais surtout il était né avec un parfait corps de Shou, mais avec un coeur de Gong ! Il avait vraiment l’intention de défier le destin comme ça ? Quelle malice ! Quelle créativité !

L’étrange comportement de l’Empereur fit paniquer le jeune homme, qui déchira ses propres habits, et s’enroula autour de Xiao YuAn, pour un câlin collé-serré. Ses vêtements tombaient sur ses poignets, révélant sa poitrine lisse et ses épaules. Sa voix tremblante résonna à nouveau : 

“Votre Majesté, cet esclave vous veut si fort, s’il vous plaît, donnez-vous à votre esclave.”

Xiao YuAn freina les mains baladeuses du jeune homme et sourit faiblement : “Je ne te donnerai rien, je ne suis vraiment pas d’accord.”

Le jeune homme resta sans voix, sous le coup du choc, son visage si paniqué tout à l’heure était devenu très pâle et défait. 

“C’est bon ? Es-tu enfin calmé ?” Xiao YuAn tapota gentiment la tête du jeune homme, comme un grand frère le ferait au petit, et tendit la main pour l’aider à remettre ses vêtements. 

Le jeune homme était incapable d’articuler quoique ce soit, il était si effrayé par l’attitude inhabituelle de l’Empereur, que ça le figeait sur place.    

“Hong Xiu, Hong Xiu !” Appela Xiao YuAn d’une voix forte. Soudain, la lueur des bougies à l’extérieur de la chambre impériale vacilla, et Hong Xiu poussa la porte. 

Elle alluma rapidement chaque bougie aux murs de la chambre, illuminant absolument chaque recoin de la pièce. Ensuite, elle s’agenouilla près du lit, et demanda avec tout le respect que le jeune Empereur lui inspirait : “Votre Majesté, que se passe-t-il ? Est-ce que cet esclave ne vous satisfait pas ?”

Xiao YuAn sentit le jeune homme derrière lui se faire tout petit, et il était clairement en train de frissonner : “Non au contraire. C’est moi qui n’ai plus envie. Ramène-le et n’oublie pas de lui donner sa récompense.”

Hong Xiu acquiesça et attendit que Xiao YuAn se rallonge, puis elle souffla toutes les bougies, et emmena le jeune homme avec elle. 

Baigné dans le silence, Xiao YuAn ferma les yeux, mais les rouvrit aussitôt. Inconsciemment il chercha son téléphone à côté de son oreiller, mais à mi-chemin de son geste, il se ravisa. 

Il avait un problème. 

Pour dormir, il a besoin d’avoir le son d’une respiration de quelqu’un à côté de lui. Dans les temps modernes, Xiao YuAn pouvait utiliser son téléphone lorsqu’il en avait besoin. Mais là, à cette période, Xiao YuAn était complètement démuni. 

Après avoir essayé de s’endormir et tourné dans son lit, Xiao YuAn soupira profondément. Il s’assit, se frotta les tempes pendant un moment, et décida d’aller se promener pour prendre l’air. 

L’entrée de la chambre à coucher de l’Empereur était lourdement gardée, et après avoir réfléchi pendant un moment, il décida de passer par la fenêtre. 

Les deux gardes impériaux en service furent stupéfaits lorsqu’ils virent un homme enjamber la fenêtre de la chambre à coucher de l’Empereur, rouler au sol, avant de retrouver son équilibre. 

Les deux gardes impériaux dégainèrent leurs épées et les pointèrent vers le cou de la personne louche. 

Xiao YuAn leva les mains et regarda droit vers les deux gardes. 

Les épées tombèrent au sol aussitôt. 

Xiao YuAn se mit debout, et retira calmement les brin d’herbes de ses cheveux, puis tapota les deux gardes sur les épaules : “Mes amis, vous avez bien travaillé. Il se trouve que même les fenêtres sont très bien gardées.”

Les gardes sentirent leurs jambes les lâcher, et tombèrent à genoux au sol. 

Xiao YuAn les aida tous les deux à se relever et demanda : “Quelle est la route la moins gardée ?”

L’un des gardes, tout tremblant, pointa un doigt vers un petit passage en pierre vers le sud. 

Xiao YuAn hocha la tête, satisfait, et avec une main dans le dos, il se dirigea vers le chemin. 

Le garde lui cria : “Votre Majesté, la nuit est très noire, si vous y allez seul…”

“Je me réjouis d’y aller seul, tel un Phénix aux ailes multicolores flottantes[3],”

“Mais…”

“J’ai pitié des plats froids de Quingming[4]. Pouvez-vous vous taire ?”

“Mais…”

“Laissez Dragon City s’envoler[5]. Un mot de plus et je vous fais battre. ”

Voyant que le garde n’osait plus ajouter quoique ce soit, Xiao YuAn ne put s’empêcher de déplorer : “Les Trois Cents Poèmes de Tang[6] sont vraiment un puit de sagesse.”

À ces mots, Xiao YuAn fredonna un petit air et s’en alla, laissant derrière lui les deux gardes, complètement abasourdis : “Qu’est-ce que ces trois cents poèmes Tang…?”

Le garde n’avait pas menti, le côté sud du Palais Impérial était désert. Le clair de lune n’était pas gêné par les nuages, et de temps en temps, il offrait une douce lumière, se posant paisiblement sur Xiao YuAn. 

C’était l’entrée de l’hiver dans le Royaume du Nord, et le vent était particulièrement froid, si bien que Xiao YuAn, qui ne portait que des habits légers, sentit bientôt qu’il ne pouvait pas en supporter plus. Il finit par décider de rentrer à sa chambre. 

Alors qu’il se tournait pour effectivement rebrousser chemin, le son clair d’un guqin se fit soudain entendre. 

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[1] 断袖 duàn xiù; l’allusion à une “manche coupée” vient de la Dynastie Han de l’Ouest [206 Av.JC-8 Ap.JC] La manche de l’Empereur Ai était coincée sous le corps de Dong Xiang, et ne souhaitant pas réveiller son amant, il dégaina son épée et coupa sa manche. “Manche coupée” est donc devenu un synonyme d’homosexualité masculine. 

[2] comme déjà vu, S signifie sadisme. 

[3] 身无彩凤双飞翼 shēn wú cǎi fèng shuāng fēi yì; Un vers du poème “Two Untitled Songs”, le poème parle de la nostalgie, de la douleur de l’envie, et la haine de ne pas avoir d’aile, tel un phénix multicolore pour pouvoir s’envoler pour rejoindre l’être aimé. 

[4] 可怜寒食与清明 kě lián hán shí yù qīng míng; Un vers du poème “A Cold Eclipse on the Road to Qinchuan”, se rapporte à la veille du festival Quingming, où on mange froid. 

[5] 但使龙城飞将在 dàn shǐ lóng chéng fēi jiāng zài; Un vers tiré du célèbre poème “Out Of The Frontier”. Le poème décrit une forteresse de frontière, et en particulier l’histoire des dynasties  Qin [221-206 Av. JC] et Han [206 Av. JC – 220 Ap. JC] combattant les Huns, montrant les difficultés des expéditions en dehors de la forteresse et l’ambition héroïque nécessaire pour garder la frontière. La Dragon City était aussi une forteresse utilisée pendant la dynastie des Tang  [618-907 Ap. JC] pour se défendre des invasion ennemies.

[6] XYA conclut sa pitrerie en mentionnant les 300 poèmes de Tang

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_cents_po%C3%A8mes_des_Tang

En anglais, l’intégrale des 300 poèmes de Tang justement : https://www.shigeku.org/xlib/lingshidao/hanshi/tang.htm

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1 a commenté sur “How to Survive As a Villain Chapitre 7”

  1. Il est bien rigolo ce nouvel Empereur ! xD

    On veut le voir avec le protagoniste principal ! On veut ! xD

    Merci beaucoup pour ce chapitre ! 😀
    A tout de suite

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