Mo Dao Zu Shi – Chapitre 46

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Traduction par Leaf, correction par Keliane

Chapitre 46 : Ruse — Partie 1


Comme si quelqu’un venait de lui verser un seau d’eau froide sur la tête, le sourire de Wei WuXian se figea sur-le-champ.

Debout sous l’arbre mort, la grande silhouette lui faisait face. Si une tête avait orné son cou, il l’aurait sûrement fixée sans rien dire, à n’en pas douter.

Près du feu, les cadets de la Secte Lan avaient vu l’ombre également. Chacun d’entre eux sentit ses cheveux se dresser sur sa tête. Les yeux écarquillés, ils se saisirent immédiatement de leurs épées. Wei WuXian mit son index devant ses lèvres et leur fit doucement signe de se taire.

Il secoua la tête, puis leur lança un regard qui signifiait “non”. Voyant cela, Lan SiZhui repoussa sans un bruit la lame de JingYi, à moitié sortie de son fourreau.

L’homme sans tête porta la main au tronc d’arbre près de lui et le tâta un instant, comme s’il était en train de penser ou d’essayer de deviner ce que c’était.
Il fit un petit pas en avant. Wei WuXian pouvait enfin voir la plus grande partie de son corps.

Une robe funéraire retombait piteusement sur la silhouette, quelque peu abîmée. Il s’agissait bel et bien de celle que le torse, enterré au cimetière du clan Chang, avait porté.

Et, aux pieds de l’homme gisait une pile de lambeaux, étalée au sol. Wei WuXian reconnut deux Pochettes Qiankun déchirées.

Wei WuXian songea “Quelle négligence. Il semble que notre cher ami se soit reconstitué de lui-même !”

Maintenant qu’il y pensait, après que lui et Lan WangJi aient pénétré dans la ville de Yi, il s’était passé tant de choses qu’ils n’avaient pas joué Repos depuis presque deux jours. Pendant le temps qu’ils avaient passé à voyager, ils s’étaient à peine contentés de réprimer de nouveau les différentes parties. Cependant, puisque tous les membres du cadavre avaient été rassemblés, l’attraction entre chaque partie s’était démultipliée. Peut-être avaient-elles senti l’énergie rancunière qui émanait de chacune d’elles et que leur désir d’être réunies avait grandi, et maintenant que Lan WangJi était en pleine patrouille, elles s’étaient hâtées de rouler sur le côté, de s’échapper des Pochettes Qiankun qui les entravaient, et de s’assembler d’elles-mêmes.

Malheureusement, cependant, il manquait encore une partie du cadavre. Une partie de la plus haute importance.

L’homme sans tête porta une main à son cou, sentant la coupure nette et écarlate à sa gorge. Après y avoir cherché un moment sans succès l’objet qui aurait dû s’y trouver, comme enragé par ce fait, il frappa soudainement le tronc d’arbre près de lui de la paume de sa main.

Avec un crac, le tronc se brisa sur le coup. Quel tempérament ! commenta Wei WuXian en silence.
Lan JingYi plaça sa lame devant lui, à l’horizontal, et bégaya:

« Q-Quel genre de monstre est-ce donc ? 

— Vous n’avez pas révisé vos classiques, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’un monstre ? C’est de toute évidence un cadavre, classé comme un type spectre 1. Comment pourrait-il s’agir d’un monstre?

— Qianbei, vous… vous parlez si fort. Et s’il vous entendait ? chuchota Lan SiZhui.

— Ça va. J’ai soudain réalisé que tout irait bien, peu importe que nous parlions fort ou pas. Parce qu’il n’a pas de tête, il n’a pas non plus d’yeux ou d’oreilles, ce qui signifie qu’il ne peut rien voir ou entendre. Si vous ne me croyez pas, criez-lui dessus. »
Lan JingYi était curieux :

« Vraiment ? Laissez-moi essayer. »

Dès qu’il eut fini de parler, il cria bel et bien deux ou trois fois. Aussitôt fait, l’homme sans tête se retourna et marcha dans la direction des cadets de la Secte Lan.

Les garçons purent pratiquement sentir leurs âmes s’échapper de leurs corps.

« Mais vous aviez dit que tout irait bien ! gémit Lan JingYi.

— Et c’est le cas, regardez ! s’exclama Wei WuXian en portant ses mains à sa bouche et en haussant le ton. Je crie pratiquement et il ne vient pas vers moi, n’est-ce pas ? Mais de votre côté, la question n’est pas d’être bruyants ou pas. C’est parce qu’il y a du feu ! C’est chaud ! Il y a beaucoup d’humains vivants et ce sont tous des hommes ! L’énergie yang est trop forte ! Il ne peut pas voir ou entendre, mais il peut marcher dans la direction qu’il sent la plus peuplée. Pourquoi n’avez-vous pas encore étouffé les flammes ? Et dispersez-vous ! »

Par un mouvement de main de Lan SiZhui, une bouffée d’air éteignit le feu. Les garçons se dispersèrent sur-le-champ aux quatre coins du jardin désert.

Comme l’avait dit Wei WuXian, une fois le feu de camp éteint et les gens éparpillés, l’homme décapité perdit sa direction.

Il resta immobile quelques instants. Alors que le groupe s’apprêtait à soupirer de soulagement, il se remit soudain en mouvement. Et, sans la moindre hésitation, marcha droit vers l’un des garçons !

Lan JingYi recommença à gémir :

« Mais vous aviez dit que ça irait tant que le feu ne serait plus et que nous serions dispersés ! »

Wei WuXian n’avait pas le temps de lui répondre.
« Ne bougez pas ! » cria-t-il aux autres garçons.

Il ramassa un caillou à ses pieds. D’un mouvement rapide du poignet, il le jeta vers l’homme sans tête. Le caillou atterrit au centre de son cou. Il se stoppa dans sa course et se tourna. Après un instant de réflexion, comme s’il semblait décider que ce côté-ci était plus suspect, il commença à marcher vers Wei WuXian.

Wei WuXian fit lentement deux pas sur le côté, ne manquant que de peu le cadavre qui traînait les pieds.

« Je vous ai dit de vous disperser, pas de courir n’importe où. Ne courez pas trop vite. Le spectre a un niveau de cultivation plutôt élevé, pour le moins. Si vous bougez trop vite et déplacez l’air avec vous, il le remarquera également, poursuivit-il.

— Il semble qu’il cherche quelque chose… Peut-être est-ce… sa tête? questionna Lan SiZhui.
— C’est exact. Il cherche sa tête. Il y en a quelques-unes ici, alors comme il ne sait pas laquelle est la sienne, il va arracher les têtes de chaque personne et les placer en haut de son propre cou pour voir si cela convient ou pas. Si c’est le cas, il s’en contentera pour un moment, sinon, il la jettera, vous devriez donc marcher doucement. Vous ne devez pas le laisser vous attraper.»

Les garçons frissonnèrent d’horreur en imaginant leurs têtes être arrachées par le cadavre décapité, et rattachées à son cou de la plus horrible des manières. Levant leurs mains au-dessus d’eux à l’unisson, ils commencèrent à s’éparpiller doucement tout autour du jardin. C’était comme s’ils jouaient à un périlleux jeu de cache-cache avec le spectre. Celui qui serait saisi par cette dernière devrait lui abandonner sa tête. Dès qu’il sentait la présence d’un garçon, Wei WuXian lui jetait un caillou pour ramener l’attention sur lui.

Les mains dans le dos, Wei WuXian bougeait lentement, marchant comme s’il examinait les actions du cadavre, “La posture de notre cher ami semble quelque peu étrange, non ? Il n’arrête pas d’agiter son bras, la main fermée en un poing lâche. Ce type de geste…
Tandis qu’il se perdait dans ses pensées, Lan JingYi n’y tint plus :

« Allons-nous devoir nous contenter de continuer à marcher ainsi ? Pendant encore combien de temps cela va-t-il durer ?! »

Wei WuXian réfléchit un moment, avant de répondre :

« Bien sûr que non.»
Alors qu’il finissait à peine sa phrase, il se mit à crier :

« HanGuang-Jun ! Oh, HanGuang-Jun, es-tu enfin revenu ? Aide-nous ! »

Voyant cela, les autres s’y mirent également. Puisqu’une tête faisait défaut au corps et qu’il ne pouvait rien entendre, chaque cri résonna, encore plus passionné, plus misérable que le précédent. Quelques instants plus tard, la douce note éthérée d’un xiao s’éleva dans la nuit. De près suivait la limpide vibration d’une corde.

Entendant le xiao et le guqin, les cadets se réjouirent tant qu’ils manquèrent de pleurer :

« HanGuang-Jun ! ZeWu-Jun ! »

Deux silhouettes élancées apparurent devant les portes du jardin usées par le temps. Elles avaient la même posture semblable au jade, le même éclat pareil à la neige. L’une tenait un xiao, l’autre portait un guqin, les deux marchaient épaule contre épaule. À la vue de l’ombre décapitée, ils marquèrent tous deux une pause.
L’expression de Lan XiChen était particulièrement surprise, presque choquée. Liebing 2  se fit silencieuse, et pourtant Bichen venait de sortir de son fourreau. Sentant le froid et puissant éclat d’une lame qui s’apprêtait à s’abattre sur lui, l’homme sans tête leva son bras et l’agita de nouveau. Encore ce mouvement ! s’exclama intérieurement Wei WuXian.

L’homme ne manquait pas vraiment d’agilité non plus. Évitant l’éclat de Bichen d’un saut, il l’attrapa d’un seul revers de la main. Ainsi, il parvint à en saisir la garde.
Il tint Bichen dans sa main et la souleva en l’air, comme s’il essayait d’examiner ce dont il venait juste de s’emparer, bien qu’il n’ait pas d’yeux pour faire cela. Quand les juniors virent que l’homme avait plus ou moins stoppé Bichen en pleine action, leurs visages pâlirent. Lan WangJi, cependant, semblait aussi calme que d’habitude. Sortant son guqin, il baissa les yeux et courba le doigt, pinçant une corde. Semblable à une flèche invisible, le son siffla tandis qu’il fonçait sur le cadavre. Ce dernier para avec l’épée et brisa la note en morceaux. Lan WangJi gratta les cordes. Elles vibrèrent toutes ensemble, chacune des sept, chantant avec un pouvoir décuplé. Au même moment, Wei WuXian sortit sa flûte de bambou et l’accompagna avec un son anormalement perçant. C’était comme si les lames aiguisées des épées et des sabres pleuvaient sur eux, depuis le ciel !

De nouveau, le cadavre décapité se jeta en avant. Lan XiChen avait enfin reprit ses esprits. Portant Liebing à ses lèvres, il se mit à jouer à son tour. Wei WuXian ne sût si c’était seulement son imagination ou non, mais dès que la douce et sereine mélodie du xiao naquit, les mouvements du cadavre cessèrent. Pendant un instant, il semblait s’être tenu immobile et avoir écouté la musique, puis s’être tourné, comme s’il avait voulu voir qui était celui qui jouait cet air. Cependant, sans yeux ni tête, il ne pouvait rien percevoir du tout. Toujours sous l’effet des puissantes attaques de la flûte et du guqin, il sembla finalement perdre toute énergie, succombant face aux trois instruments. Chancelant, il tomba au sol.

Ou, pour être plus précis, il se démembra plutôt qu’il ne chuta. Il y avait les bras, les jambes, et le torse, brisés et éparses sur le tapis de feuilles mortes.

Lan WangJi repoussa son guqin et invoqua de nouveau son épée. Accompagné de Wei WuXian, il marcha vers les membres, baissa les yeux, et sortit cinq nouvelles Pochettes Qiankun de sa manche. Les cadets l’encerclèrent, toujours en état de choc. D’abord, ils saluèrent ZeWu-Jun, mais avant qu’ils n’aient la chance de ne serait-ce que commencer à s’agiter et gazouiller, Lan WangJi déclara :

« Allez-vous reposer ».

Lan JingYi était confus :

« Hein ? Mais HanGuang-Jun, il n’est pas encore neuf heures. »
Lan SiZhui, de son côté, tira sur sa manche et répondit respectueusement :

« Oui. »

Après cela, il ne demanda rien d’autre. Menant le reste des cadets, il se rendit dans un autre espace du jardin, prêt à rallumer un feu et s’endormir.

Seules trois personnes étaient restées près de la pile que formaient les morceaux du corps. Wei WuXian salua Lan XiChen d’un signe de tête, avec respect. Il s’agenouilla et s’apprêta à sceller de nouveau les parties du cadavre dans les Pochettes Qiankun. Alors qu’il était en train de fourrer la main gauche dans une pochette, Lan XiChen intervint :

« S’il-te-plaît, attends un instant. »

Plus tôt, quand Wei WuXian avait vu l’expression de Lan XiChen, il avait su que quelque chose clochait. Pour sûr, son teint était grisâtre tandis qu’il répétait ses mots :

« S’il-te-plaît… attends un moment. Laisse-moi voir le cadavre.

— ZeWu-Jun, savez-vous qui est cette personne? » l’arrêta Wei WuXian.

Avant que Lan XiChen ne puisse répondre, Lan WangJi avait déjà hoché la tête en silence.

« Alors je sais aussi qui c’est. C’est ChiFeng-Zun, n’est-ce pas ? » acheva t-il à voix basse.

Quand ils “jouaient à cache-cache”, le corps décapité n’avait eu de cesse de répéter les mêmes mouvements — avec un poing vaguement fermé, il agitait son bras et fendait l’air. On aurait dit qu’il brandissait une sorte d’arme.

En pensant à une arme, la première idée qui lui était venue avait été une épée. Mais en tant qu’escrimeur qui en avait défié d’autres lui-même, il n’avait jamais vu aucun expert manier sa lame d’une telle façon. L’épée était le « la fine fleur parmi les armes ». Quiconque l’utiliserait prendrait garde à la manier avec un air gracieux et digne. Même l’épée d’un assassin se devait de faire preuve d’agilité au milieu de la cruauté. Dans l’art de l’escrime, il y avait davantage de « fentes » et de « percées », que de « taillades » et de « tranches ». Cependant, les mouvements de l’homme sans tête étaient trop lourds. Il y avait une abondance de malveillance et les taillades du bras manquaient d’élégance.

Néanmoins, s’il ne tenait pas une épée, mais un sabre — avide de sang, de surcroît — tout devenait plus clair.

L’épée et le sabre différaient tous deux tant dans leur usage que dans leur tempérament. L’arme que l’homme avait utilisée avant sa mort était probablement un sabre. Aussi féroce que soit le sabre, il valorisait le pouvoir plutôt que le style. Quand il était à la recherche de sa tête, l’homme était également à celle de son arme. C’est pourquoi il répétait sans cesse ces gestes comme s’il tenait un sabre et avait même saisi le manche de Bichen, s’en servant comme si c’était sa lame.

Pour parfaire le tout, le cadavre ne portait pas de marque particulière, comme une tâche de naissance. Et maintenant qu’il avait été coupé en morceaux, il était impossible de deviner qui il était. C’était tout naturel que Nie HuaiSang n’ait pas pu le reconnaître dans le Hall aux Épées. En fait, même Wei WuXian ne pouvait garantir qu’il retrouverait sa propre jambe s’il la découpait et la jetait quelque part. Ce n’était qu’une fois les membres et le torse temporairement réunis en un cadavre capable de se mouvoir grâce à l’énergie rancunière que Lan XiChen et Lan WangJi l’avaient finalement reconnu.

« ZeWu-Jun, HanGuang-Jun vous a dit ce que nous avons vu durant notre voyage, n’est-ce pas ? Le village Mo, le pilleur de tombe, la Ville de Yi et tout le reste. » demanda Wei WuXian.

Lan XiChen hocha la tête. Wei WuXian poursuivit :

« Alors HanGuang-Jun vous a probablement déjà dit ceci. L’homme au visage masqué de brume, qui essayait d’emporter le cadavre au cimetière du clan Chang, connaissait le style d’escrime de la Secte Lan comme le dos de sa main. Il ne peut y avoir que deux possibilités. La première, il est de la Secte Lan et a pratiqué ses mouvements et son style depuis son plus jeune âge ; la seconde, il n’est pas de la Secte Lan, mais il est réellement familier avec les mouvements de votre Secte. Soit il a souvent combattu en duel avec des gens de la Secte Lan, soit il est si intelligent qu’il peut se souvenir des gestes une fois qu’il les a vu. »

Lan XiChen demeura silencieux. Wei Wuxian ajouta :

« Il s’est battu pour le cadavre parce qu’il ne voulait pas que d’autres personnes réalisent que c’était ChiFeng-Zun qui avait été découpé. Si son cadavre était rassemblé, la situation deviendrait intenable pour lui. C’est quelqu’un qui connaît les secrets derrière le Hall aux Épées de la Secte Nie. Quelqu’un qui est plutôt proche de la Secte GusuLan. Quelqu’un qui a une histoire quelque peu compliquée… avec ChiFeng-Zun. »

Sans avoir à dire qui était probablement cette personne, tout le monde avait compris.

« Il n’aurait pas pu faire une telle chose » répliqua néanmoins hâtivement Lan XiChen, malgré une expression solennelle.

— ZeWu-Jun ?  questionna Wei WuXian.

— Vos mésaventures, rechercher les différents parties du cadavre et croiser le fossoyeur, se sont toutes déroulées durant ce mois. Pendant ce temps, il a discuté de divers problèmes avec moi chaque nuit, sans exception. Nous préparions la Réunion de Discussion qui aura lieu le mois prochain à la Secte LanlingJin il y a de cela quelques jours à peine. Il n’aurait pas pu aller autre part. Il ne peut être le fossoyeur.

— Et s’il utilisait un talisman de téléportation ? »

Lan XiChen secoua la tête.

« On doit cultiver les techniques de téléportation avant d’utiliser le talisman. C’est assez dur à faire. Il n’a jamais montré le moindre signe comme quoi il s’y exerçait. De même, on doit dépenser une quantité non négligeable de pouvoirs spirituels pour user de cette technique, mais nous avons mené une chasse nocturne il y a à peine quelques jours. Sa performance était excellente. Je suis certain qu’il n’a jamais utilisé le talisman de téléportation. » répliqua-t-il, la voix douce mais déterminée.

— Il n’avait pas besoin d’y aller en personne, intervint Lan WangJi.
Lan XiChen secouait toujours la tête.

— Chef de la Secte Lan, vous savez qui est le plus suspect. Vous refusez juste de l’admettre », poursuivit Wei WuXian.

La lumière du feu de camp projetait des ombres en perpétuel mouvement sur leurs trois visages. Tout était immobile, dans le jardin abandonné.

« Je comprends que pour certaines raisons, le monde ait quelques fausses idées à son sujet, répliqua Lan XiChen. Mais… J’ai confiance en ce que j’ai vu au fil de toutes ces années. Je crois qu’il n’est pas ce genre de personne. »

Il n’était pas difficile de comprendre pourquoi Lan XiChen défendait cette personne. Pour être honnête, Wei WuXian lui-même n’avait pas une si mauvaise opinion de celui dont ils étaient soupçonneux. Peut-être en raison de ses origines, il avait toujours traité autrui avec tendresse et humilité. Il était le genre d’individu qui n’offensait jamais personne, le genre qui pouvait mettre tout le monde à l’aise pour parler librement avec lui, sans compter ZeWu-Jun, qui était son ami depuis des années ?

Nie MingJue était mort précisément au moment où l’avancée de la Secte QingheNie sur la Secte LanlingJin était à son paroxysme. À qui son décès aurait-il était le plus profitable ?
Une mort par déviation de qi sous les yeux du public… À première vue, cela semblait être une raison acceptable, regrettable, mais la vérité était-elle si simple ?


Notes de Traduction:


1 Spectre : K d’Exiled Rebels a fait une note à ce sujet, précisant qu’elle avait précédemment appelées ce type de créature « fantômes » et qu’elle a décidé de chager par « goule » plutôt car un fantôme n’a pas toujours d’apparence physique, tandis que cela peut parfois être le cas des goules. Pour notre part, nous avions déjà choisis dès le départ le terme spectre qui nous avait paru approprié pour parler de revenants avec une forme physique ou non, nous garderons donc ce terme.  


2 Liebing : Littéralement, « glace fêlée » 裂冰

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6 commentaires sur “Mo Dao Zu Shi – Chapitre 46”

  1. Merci Noir Soleil pour cette traduction tant attendue. C’est toujours un plaisir. Les aventures de Weiyin et Lanzhan je les attends avec impatience

  2. Oooh mon Dieu cette histoire est bcp trop bien😱😱😱
    Je viens de commencer il y a deux semaines et je suis accro😭
    Vivement la suite

  3. Bonjour 😊
    Pour commencer je suis une très très très grande fan de Mo Dao Zu Shi, il est très compliqué de trouver des fanfictions ou ce genre de chose en français sur Mo Dao Zu Shi. Je suis donc extrêmement heureuse de pouvoir contemple votre travail, c’est juste incroyable. Beaucoup de précision et un vocabulaire adapté. Les choses sont claires, je dirais même limpide, cest un réel plaisir de lire cette histoire chapitre après chapitre. J’espère que vous allez continuer comme ça car c’est du très bon travail . 😁😁😁

  4. Nannnn ! Tu as coupé le bonheur de Wei Ying Mr Sans-Tête ! xD

    Des réponses à des questions tant attendu. Enfin !

    Merci beaucoup pour ce chapitre !
    Bonne continuation à vous !
    A bientôt ! <3

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