Mo Dao Zu Shi – Chapitre 13

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Traduction par NoirSoleil, check par AfterWar.

Chapitre 13 : Raffinement – Partie 3

Un peu plus tard, Wei WuXian prit le temps de réfléchir aux raisons pour lesquelles sa relation avec Lan WangJi n’était pas vraiment idéale. Si on voulait remonter jusqu’aux racines du problème, tout avait en fait commencé quand il avait quinze ans, et qu’il s’était rendu à GusuLan avec Jiang Cheng pour y étudier trois mois.


La secte GusuLan comptait parmi ses membres un aîné vertueux et prestigieux : Lan QiRen. Dans le monde de la cultivation, on le décrivait par trois de ses caractéristiques généralement admises : il était pédant, têtu et était un professeur strict qui produisait des élèves exceptionnels. Si les deux premiers traits faisaient que la plupart des gens se tenaient à une distance respectable de lui, certains au point même de lui porter une aversion secrète, le troisième les rendait prêts à tout pour envoyer leurs enfants étudier auprès de lui. Il avait après tout éduqué un grand nombre d’excellents disciples au sein de la secte des Lan. Peu importait à quel point un élève était pitoyablement lamentable à son arrivée, s’il passait quelques années dans la classe de Lan QiRen, il en ressortait avec un niveau au moins décent, en particulier en ce qui concernait la bienséance et l’étiquette. Nombreux étaient les parents dont l’excitation était telle que des larmes coulaient le long de leurs joues quand leurs fils étaient choisis.

À propos de tout cela, Wei WuXian n’avait qu’une chose à en dire :

« Ne suis-je pas donc déjà suffisamment décent? »

Jiang Cheng lui répondit de façon presque prophétique :

« Tu seras, à n’en pas douter, une marque de honte dans toute sa carrière de professeur. »

Cette année-là, en plus des membres de la secte YunmengJiang, il y avait également des jeunes maîtres venus d’autres clans, tous envoyés ici par leurs parents pour étudier en ces lieux à la réputation prestigieuse. Les jeunes hommes avaient tous autour de quinze ou seize ans. Puisque toutes les sectes se fréquentaient, sans pour autant être proches les uns des autres, ils se connaissaient tous déjà de vue. Il était de notoriété publique que, bien que Wei WuXian ne portait pas le nom de Jiang, il était le premier disciple de Jiang FengMian, le chef de secte de YunmengJiang, ainsi que le fils du défunt meilleur ami de ce dernier. Dans les faits, le chef de secte le considérait comme l’un de ses propres enfants. Cela étant dit, et aussi du fait que les plus jeunes étaient en général moins préoccupés que leurs aînés par les questions de statuts et de lignées, ils devinrent tous rapidement amis. Après à peine quelques phrases, ils s’étaient déjà tous mis à s’appeler les uns les autres“grand frère” ou “petit frère” (1).

« Le Port aux Lotus du clan Jiang est bien plus amusant qu’ici, n’est-ce pas? demanda l’un d’eux.

— Oh tu sais, à ce propos-là, tout dépend de comment tu décides de rendre les choses amusantes, répondit Wei WuXian en riant. C’est sûr que là-bas, il y a moins de règles qu’ici, et qu’il n’y a pas besoin de se lever aussi tôt. »

La secte GusuLan imposait le réveil à cinq heures du matin et le coucher à neuf heures du soir, sans exceptions. Quelqu’un d’autre demanda :

« À quelle heure vous vous levez? Comment se passent vos journées en général? »

Jiang Cheng renifla hautainement.

« Lui? Il se réveille à neuf heures le matin et s’endort à une heure la nuit. Quand il se lève, il ne s’entraîne pas à l’escrime et ne médite pas non plus : il part faire des tours en bateau, nager un peu, ramasser des cosses de graines de lotus, et chasser le faisan.

— Peu importe le nombre de faisans que je chasse, je suis toujours le meilleur, rétorqua Wei WuXian.

— L’an prochain, je pars étudier à Yunmeng! Personne ne pourra m’en empêcher! s’exclama l’un des garçons, avant de se prendre une douche froide.

— Mais oui, personne ne t’en empêchera : ton frère aîné se contentera juste de te briser les jambes. »

Le moral du garçon retomba immédiatement. Il s’appelait Nie HuaiSang, et c’était le second jeune maître de la secte QingheNie. Son frère, Nie MingJue, était notamment connu dans le monde de la cultivation pour diriger ses hommes d’une main de fer. Même si les deux frères n’avaient pas la même mère, ils entretenaient des liens assez solides. Nie MingJue avait toujours éduqué son frère cadet avec sévérité, et portait une attention toute particulière à ses études. C’était pour cette raison que, même s’il respectait son frère aîné, Nie HuaiSang en avait aussi une peur bleue dès qu’il était mention de ses résultats académiques.

« Pour être honnête, reprit Wei WuXian, Gusu est plutôt sympa aussi.

Wei-xiong (2), prends en note ce conseil d’ami, recommanda Nie HuaiSang. Le Repaire des Nuages n’est pas du tout comme le Port aux Lotus. Durant ton séjour à Gusu, souviens-toi qu’il y a une personne que tu ne dois pas provoquer.

— Qui ça? Lan QiRen? demanda Wei WuXian.

— Non, pas ce vieillard. Celui à qui tu dois faire le plus attention est le disciple dont il est le plus fier, Lan Zhan.

— Le “Lan Zhan” des “Deux Jades de Lan”? Lan WangJi? »

Le titre respectable des Deux Jades de Lan avait été accordé à Lan Huan et Lan Zhan, les deux fils du chef actuel de la secte GusuLan. Dès l’âge de quatorze ans, les anciens de toutes les sectes les avaient élevés au rang de modèles d’exemplarité pour leurs propres disciples. Ils étaient exceptionnellement célèbres parmi les novices, il était donc normal que leurs noms soient si connus.

« Quel autre Lan Zhan pourrait-il y avoir? rétorqua Nie HuaiSang. Bien sûr que c’est celui-là. Bon sang, il a le même âge que toi et moi, mais il n’a rien de l’entrain d’un adolescent. Il est rigide et sévère, encore pire que son oncle. »

Wei WuXian lâcha un oh! avant de le questionner :

« Ce ne serait pas un assez joli garçon par hasard?

— Y-a-t-il seulement un seul membre de la secte GusuLan qui soit laid? demanda Jiang Cheng avec un sourire dédaigneux. Il paraît qu’ils n’acceptent même pas les disciples ayant une apparence impropre. Essaie juste d’en trouver un qui aurait un visage banal, si tu y arrives.

— Non, vraiment très joli garçon » insista-t-il.

Il pointa son front du doigt.

« Blanc de la tête aux pieds, avec un ruban frontal et portant une épée d’argent dans le dos. Il était vraiment beau, mais avec son visage impassible, il avait l’air d’être en deuil.

— … C’est lui! » s’écria Nie HuaiSang avec assurance. Après une pause, il reprit : « Mais il était en retraite méditative (3) ces derniers jours. Vous êtes arrivés seulement hier, quand est-ce que tu as bien pu le rencontrer?

— Hier soir.

— Hier… Hier soir?! s’exclama Jiang Cheng, atterré. Tu es au courant qu’il y a un couvre-feu dans le Repaire des Nuages? Où l’as-tu vu? Pourquoi je ne suis pas au courant?

— Juste là. »

Wei WuXian désigna le sommet d’un très haut mur.

Les autres étaient sans voix, tandis que Jiang Cheng sentait déjà pointer une migraine. Il serra les dents.

« On vient tout juste d’arriver, et tu t’es déjà mis dans le pétrin. C’est quoi l’histoire? »

Wei WuXian lui répondit en souriant largement :

« Ce n’est vraiment pas grand chose. En arrivant, on est passé devant cette échoppe d’alcool qui s’appelait “le Sourire de l’Empereur”, tu te souviens? Hier, à la nuit tombée, comme je me tournais et me retournais jusqu’à n’en plus pouvoir, je me suis levé, je suis allé jusqu’à la ville en bas de la montagne, et j’en ai ramené deux jarres. Tu penses bien, ce n’est pas à Yunmeng qu’on peut boire de cet alcool-là

— D’accord, dans ce cas qu’est-ce que tu as fait de l’alcool?

— Eh bien, alors que je venais tout juste de grimper par-dessus le mur, avant même d’avoir réussi à passer complètement une jambe de l’autre côté, je me suis fait prendre par lui. »

L’un des garçons du groupe intervint :

« Wei-xiong, ça devait être ton jour de malchance. Il venait sans doute à peine de sortir de sa retraite méditative et était allé patrouiller, et tu t’es fait prendre la main dans le sac.

— Ceux qui revienne après la nuit tombée sont laissés dehors jusqu’à sept heures du matin, fit remarquer Jiang Cheng. Comment cela se fait qu’il t’ait laissé entrer? »

Wei WuXian leva les bras au ciel.

« En fait, il ne m’a pas laissé entrer. Il voulait que je retire la jambe que j’avais déjà passée à l’intérieur des murs. Sérieusement, explique-moi comment j’étais censé faire ça? Ensuite il est monté, aussi léger qu’une plume, et m’a demandé ce que j’avais dans les mains. »

Jiang Cheng commençait à avoir mal à la tête pour de bon, signe avant-coureur d’un mauvais pressentiment.

« Et qu’est-ce que tu lui as dit?

“C’est du Sourire de l’Empereur! Si je partage une jarre avec toi, tu veux bien faire comme si tu ne m’avais jamais vu?”

— … L’alcool est interdit dans le Repaire des Nuages, soupira Jiang Cheng. C’est une faute encore plus grave.

— Il m’a dit la même chose. Du coup, je lui ai demandé : “Qu’est-ce qui n’est pas interdit exactement dans votre secte?” Il a eu l’air plutôt contrarié, et m’a dit d’aller voir les règles sur le Mur devant la montagne. Honnêtement, il y en a plus de trois mille, et en plus elles sont toutes écrites en caractères sigillaires (4). Qui irait lire un truc pareil? Vous les avez lues, vous? Pas moi en tout cas. Je ne vois pas ce qui peut l’énerver à propos de ça.

— Ça c’est bien vrai! »

Tous les garçons étaient d’accord là-dessus, et se mirent à se plaindre des étranges règles surannées en vigueur au Repaire des Nuages. Ils regrettaient vraiment de ne pas s’être rencontrés plus tôt.

« Quelle genre de secte a plus de trois mille règles, dont aucune ne se répète par-dessus le marché? Des choses comme “tuer des êtres vivants au sein des murs est interdit”, “se battre sans permission est interdit”, “se promener la nuit est interdit”, “la promiscuité est interdite”, “faire du bruit est interdit”, “courir est interdit” passent encore, mais il y en a même du style “ricaner sans raison est interdit”, “s’asseoir de façon incorrecte est interdit”, “manger plus de trois bols est interdit”…

— Quoi? C’est aussi interdit de se battre sans permission? interrompit soudain Wei WuXian.

— … Oui. Ne me dis pas que tu t’es battu avec lui, soupira Jiang Cheng.

— Si. Et on a brisé une jarre de Sourire de l’Empereur. »

Les garçons se frappèrent la cuisse (5) et se lamentèrent, pleins de regrets.

Dans tous les cas, la situation de Wei WuXian ne pouvait pas être pire, Jiang Cheng décida donc de se concentrer sur une autre question.

« Tu n’avais pas dit que tu avais ramené deux jarres? Où est passée la deuxième?

— Je l’ai bue.

— Où ça?

— Devant lui. Je lui ai dit : “D’accord, puisque l’alcool est interdit dans le Repaire des Nuages, je n’entrerai pas. Je boirais tout en restant au sommet du mur. Ça ne compte pas comme une violation du règlement, n’est-ce pas?” Ensuite j’ai vidé toute la jarre en une gorgée, juste sous ses yeux.

— … Et après?

— Après on a commencé à se battre.

— Wei-xiong, tu es tellement imprudent », lâcha Nie HuaiSang.  

Wei WuXian haussa les sourcils.

« Les capacités de Lan Zhan au combat ne sont pas trop mal.

— Tu es mort, Wei-xiong! Lan Zhan n’a jamais été aussi dépassé auparavant. Il en a sûrement après toi, tu devrais faire attention. Même si Lan Zhan ne va pas en classe avec nous, il est en charge des punitions dans la secte! »

Wei WuXian, pas effrayé pour un sou, secoua la main.

« À quoi bon avoir peur? Tout le monde raconte que Lan Zhan est un prodige depuis sa plus tendre enfance, non? S’il est si exceptionnel, il a déjà dû finir d’assimiler tout ce que son oncle avait à lui apprendre, et doit sûrement s’enfermer en retraite méditative en permanence À quel moment aurait-il le temps de me courir après? Je… »

Avant même d’avoir fini sa phrase, alors que le groupe dépassait un mur avec une fenêtre à claustra, ils aperçurent un garçon revêtu de blanc assis dans une position parfaitement rigide et droite, ses longs cheveux attachés au sommet de la tête, ceint d’un ruban frontal, dégageant une aura de glace et de givre. Il leur lança un regard froid.

D’un seul coup, les quelques dix voix s’interrompirent. Ils entrèrent silencieusement dans la salle, prirent leurs places silencieusement, et évitèrent tout aussi silencieusement les pupitres autour de Lan WangJi.

Jiang Cheng donna une tape à l’épaule de Wei WuXian et chuchota :

« Il en a clairement après toi. Je croise les doigts pour toi. »

Wei WuXian tourna la tête et tomba sur le profil de Lan WangJi. Ses cils étaient longs, lui donnant une apparence délicate et élégante. Sa posture était raide, et il regardait droit devant lui. Au moment où il songeait à entamer la conversation avec lui, Lan QiRen entra dans la salle.

Lan QiRen était grand et fin, et se tenait le dos droit. Bien qu’arborant un long bouc sombre, il n’était définitivement pas si vieux que ça. Et, en accord avec la tradition du clan Lan de donner naissance à de beaux hommes à chaque génération, il n’était définitivement pas si laid non plus. Pourtant, fort regrettablement, son air pédant et sévère justifiait tout à fait l’appellation de “vieil homme”. Il s’avança, un rouleau en main. Dès qu’il l’ouvrit, le long rouleau de papier se déroula jusqu’au sol et plus loin encore. Il commença alors à détailler les règles de la secte GusuLan. Les visages des élèves s’assombrirent. Wei WuXian, ennuyé, laissa son regard se balader à travers la salle, avant de s’arrêter sur le profil du visage de Lan WangJi. Il fut choqué de constater que la concentration et le sérieux de ce dernier n’avait rien d’une façade. “Comment peut-il écouter aussi attentivement quelque chose d’aussi barbant?”

Soudain, à l’avant de la salle, Lan QiRen frappa le rouleau au sol avec un sourire amer.

« Je prends le temps de répéter ces règles une à une car personne ne prend le temps de les lire, en dépit du fait qu’elles sont gravées sur le mur de pierre. De cette façon, plus personne ne sera en mesure de les violer en prétextant l’ignorance. Néanmoins, même si je me donne cette peine, je constate qu’il y en a encore qui ne prête pas attention. Très bien, passons alors à autre chose. »

Ses mots avaient beau être applicables à tout le monde, Wei WuXian avait le pressentiment qu’ils lui étaient spécialement destinés. Comme il s’y attendait, Lan QiRen l’appela :

« Wei Ying.

— Présent.

— Laisse-moi te poser une question. Les mots fae (6), démon, spectre et monstre désignent-ils la même chose? »

Wei WuXian sourit.

« Non.

— Pourquoi? En quoi sont-ils différents?

— Les fae sont issues d’être vivants non-humains, les démons sont à l’origine des êtres humains vivants, les spectres sont des êtres humains morts, les monstres proviennent d’êtres non-humains décédés.

— Les “fae” et les “monstres” sont souvent confondus. Donne-moi un exemple permettant de les distinguer.

— C’est simple. » Wei WuXian montra l’arbre verdoyant à l’extérieur de la salle et reprit : « Par exemple, si un arbre imprégné d’énergie négative cultivait jusqu’à acquérir une conscience et se mettait à commettre des méfaits, ce serait une “fae”. En revanche, si je prends une hache, que je coupe l’arbre en plein milieu, n’en laisse qu’une souche morte, et que celle-ci cultive jusqu’à prendre vie, ce serait un “monstre”.

— Quel était la profession du fondateur de la secte QingheNie?

— Il était boucher.

— Le blason de la secte LanlingJin est une pivoine blanche. De quelle variété s’agit-il?

Étincelles d’Or dans la Neige (7).

— Qui était le premier dans le monde de la cultivation à se concentrer sur la croissance de son clan plutôt que de sa secte?

— Le fondateur de la secte QishanWen, Wen Mao. »

Il répondait avec aisance, tandis que les cœurs des autres élèves palpitaient. Même s’ils se sentaient chanceux comparés à lui, ils priaient pour qu’il ne se fasse piéger par aucune question, de peur que Lan QiRen n’en profite pour interroger quelqu’un d’autre. En dépit de son sans-faute, Lan QiRen déclara :

« En tant que disciple de la secte YunmengJiang, tu dois être familier de ce genre de question et les connaître par cœur depuis longtemps, il n’y a pas de raison de tirer une quelconque fierté de tes réponses, bien qu’elles soient correctes. Laisse-moi te poser une dernière question : un bourreau, ayant vécu entouré de ses parents, son épouse et ses enfants, mais ayant cependant exécuté plus d’une centaine de personnes, meurt brutalement en public. Pour le punir de ses exactions, il est laissé dans la rue pendant sept jours. À cause de l’énergie réprimée issue de son ressentiment, il se met à hanter et à tuer. Que doit-on faire? »

Cette fois, Wei WuXian ne répondit pas immédiatement. Les autres pensèrent qu’il ne savait pas, et commencèrent à se sentir paniqués. Lan QiRen les réprimanda.

« Pourquoi le fixez-vous ainsi? Vous aussi, réfléchissez à la question. N’ouvrez pas vos livres! »

Les disciples lâchèrent les livres qu’ils comptaient feuilleter rapidement. Ils ne connaissaient pas la réponse non plus : mort en public et laissé en pleine rue pendant sept jours, c’était sans le moindre doute un spectre féroce et un cadavre enragé, un cas donc difficile à résoudre. Chacun espérait ne pas se faire interroger par le vieil homme. Après quelques instants voyant que Wei WuXian ne répondait toujours pas, Lan QiRen fit mine de réfléchir, et déclara :

« Lan WangJi, explique-lui donc ce qui doit être fait. »


NdT :

1) “grand frère, petit frère” : surnom amical, un peu comme “mon pote” ou “bro” en anglais

2) Wei-xiong : le suffixe “xiong” veut lui aussi dire “grand frère”. En Chine, l’usage de suffixe est important, puisqu’il est généralement impoli d’appeler directement quelqu’un par son nom, comme dans beaucoup de cultures asiatiques.

3) Retraite méditative : pratique courante en cultivation consistant à s’isoler pour méditer seul et “cultiver” son énergie spirituelle pendant un certain temps. Plus le niveau est avancé, plus l’isolement peut durer longtemps.

4) Caractères sigillaires : une forme d’écriture antique utilisée pendant la dynastie Qin. Ce sont des caractères archaïques modifiés de façon à leur donner une forme facilitant leur gravure sur le bronze ou la pierre. L’histoire de Mo Dao Zu Shi n’a pas de contexte historique précis, mais il est sous-entendu ici que ces caractères ne sont pas ou plus utilisés couramment et que leur lecture est donc difficile pour la plupart des gens (un peu comme si vous essayiez aujourd’hui de lire un texte en ancien français).

5) “se frappèrent la cuisse” : réaction hyperbolique exprimant la déception, l’apitoiement, la désolation, le regret…

6) “fae” : “yao” dans le texte original, traduit comme “fae” par l’équipe anglaise (même si ça n’a rien à voire avec l’idée qu’on se fait des fées occidentales), étant donné que les noms des autres créatures sont tous traduits par un équivalent occidental. Le “problème”, c’est que le mot yao peut lui  aussi être traduit par “monstre”, donc difficile de trouver un équivalent approprié… Faites-nous savoir si le mot “fae” vous gêne, si vous préférez qu’on garde le terme “yao” ou si vous avez une meilleure idée de traduction.

7) Étincelles d’Or dans la Neige : les pivoines sont des fleurs tellement sous-cotées…

peony

En Chine, la pivoine “Étincelles / Étoiles d’Or dans les Vagues de Neige” désigne une variété de pivoine blanche avec un cœur d’étamines jaune-vif. Je ne sais pas si cette variété porte un autre nom en français, mais comme je trouve de toute façon que la traduction littérale est déjà très jolie, je préfère la laisser telle quelle.

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5 commentaires sur “Mo Dao Zu Shi – Chapitre 13”

  1. Merci pour tous ces chapitres ^^. J’ai une petite question, je sais que vous vous consacrez a MDZS pour le moment (Je comprends et compatis, j’ai aussi des examens vive la fac XD), mais est-ce que vous acceptez les propositions de novel pour après? Depuis que j’ai découvert MDZS j’ai découvert pas mal d’autres novel mais seulement dispo en anglais T_T (ce qui est déjà bien)

    1. Merci à toi 🙂

      Pas de soucis, nous sommes ouverts à toutes propositions, même si on ne garantit pas de traduire tout ce qu’on nous propose non plus ^w^ (à la fois par manque de temps, mais aussi par rapport aux autorisations des teams anglaises et/ou à la possibilité de trouver quelqu’un ayant une maîtrise suffisante de la langue originale de l’œuvre pour la traduire directement).
      Libre à toi de nous soumettre tes idées, que ce soit via la rubrique « contact » du site, sur Twitter ou bien sur le serveur Discord qu’on ouvrira prochainement 😉

      À vrai dire on pensait déjà à éventuellement commencer un autre projet pour la nouvelle année, peut-être avec un rythme de parution plus espacé que MDZS si on ne recrute pas du staff entre temps 🙂 Dans tous les cas n’hésite surtout pas à nous parler des œuvres qui peuvent t’intéresser!

  2. Merci beaucoup pour ce chapitre ! ‘u’

    « C’est du Sourire de l’Empereur! Si je partage une jarre avec toi, tu veux bien faire comme si tu ne m’avais jamais vu?”’

    La fameuse phrase culte de Wei Ying ! @_@
    C’est (peut-être) à ce moment là qu’il a capturé le coeur de Lan Wangji. En même temps, c’est difficile de résister à ce sourire é_é

     » Pourtant, fort regrettablement, son air pédant et sévère justifiait tout à fait l’appellation de “vieil homme” »

    Qu’est-ce que c’est exactement un air pédant ? O_O »

    C’est à ce moment-là, que Lan Qiren vit en Wei Wuxian, son pire cauchemar (et ce même des années après) ╮( ̄▽ ̄)╭

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