Mo Dao Zu Shi – Chapitre 15

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Traduction par NoirSoleil, check par AfterWar.

Chapitre 15 : Raffinement – Partie 5

Wei WuXian avait toujours été doué pour trouver le moyen de s’amuser, en particulier quand les circonstances s’y prêtaient le moins. Comme il n’y avait rien à sa disposition pour s’occuper, il avait décidé de jouer avec Lan WangJi. Il l’interpella :

« WangJi-xiong. »

Lan WangJi demeura de marbre.

« WangJi. »

Il continuait à faire comme s’il n’avait rien entendu.

« Lan WangJi. »

« Lan Zhan ! »

Lan WangJi arrêta enfin d’écrire et lui assena un regard glacial. Wei WuXian recula et leva les mains, comme pour se défendre.

« Ne me regarde pas comme ça. Si je t’ai appelé ainsi, c’est uniquement parce que tu ne m’as pas répondu quand je t’ai appelé WangJi. Si ça t’énerve, tu n’as qu’à m’appeler par mon nom de naissance aussi.

— Redescends tes jambes. »

La posture assise de Wei WuXian était tout sauf convenable, son corps incliné et ses jambes relevées. Il avait finalement réussi à embêter Lan WangJi au point de l’obliger à lui parler : Wei WuXian ricana intérieurement, voyant enfin les nuages se disperser et la lune apparaître (1). En réponse aux paroles de Lan WangJi, il redescendit ses jambes, cependant il rapprocha son buste furtivement et il posa ses bras sur le bureau. Cette posture était tout aussi impropre que la précédente. Prenant un ton sérieux, il demanda :

« Lan Zhan. Laisse-moi te poser une question. Est-ce que… tu me détestes vraiment à ce point ? »

Lan WangJi baissa les yeux, ces cils jetant de légères ombres sur ses joues de jade. Wei WuXian ajouta vivement :

« Hey, pas la peine de te mettre dans un état pareil, ne recommence pas à m’ignorer juste après quelques mots. Je veux admettre mes erreurs et te présenter mes excuses. Regarde-moi. »

Après une pause, il reprit :

« Tu ne veux pas me regarder ? D’accord. Je vais juste parler, dans ce cas. C’était ma faute cette nuit-là. J’ai eu tort. Je n’aurais pas dû faire le mur, je n’aurais pas dû boire de l’alcool et je n’aurais pas dû me battre contre toi. Mais je t’assure! Je n’ai pas cherché à te provoquer délibérément, j’ignorai vraiment le règlement de la secte. Les règles de la secte Jiang sont énoncées verbalement, elles ne sont pas écrites. Autrement, jamais je n’aurais fait ça. »

Jamais je n’aurais vidé cette jarre de Sourire de l’Empereur devant toi. Je l’aurais mise de côté pour la ramener dans ma chambre, j’en aurais secrètement bu tous les jours et je l’aurais partagée avec tous les autres, jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus.

Il poursuivit :

« Et soyons réalistes : lequel a attaqué en premier? C’était toi. Si tu n’avais pas attaqué, on aurait pu discuter tranquillement et régler tout ça à l’amiable. C’est normal que je riposte quand quelqu’un m’agresse. Je n’étais pas en tort. Lan Zhan, tu m’écoutes ? Regarde-moi. Jeune Maître Lan ? »

Wei WuXian claqua des doigts.

« Lan Er-Gege (2), sois sympa, et regarde-moi ? »

Lan WangJi ne releva même pas les yeux.

« Copie le règlement une fois en plus. »

Wei WuXian se pencha immédiatement davantage.

« Ne sois pas comme ça. C’est de ma faute, d’accord ? »

Sans pitié, Lan WangJi dénonça son mensonge :

« Tu ne ressens aucun remords.

— Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, débita Wei WuXian sans la moindre pudeur. Je peux le répéter autant de fois que tu en as envie. Je peux même le dire à genoux. »

Lan WangJi posa son pinceau. Wei WuXian s’imagina que son compagnon n’en pouvait plus et avait décidé de lui en mettre une. Juste au moment où il s’apprêtait à placarder sur son visage un large sourire candide, il se rendit compte que ses lèvres étaient scellées l’une à l’autre, le rendant incapable de rire.

Son visage changea brusquement. Il lutta pour s’exprimer, émettant des “Mmph? Mmph mmph mmph!”

Lan WangJi ferma les yeux et lâcha un léger soupir. Quand il les ouvrit à nouveau, son habituelle expression calme était revenue. Il reprit son pinceau en main, comme si de rien n’était. Wei WuXian avait entendu parlé depuis longtemps de ce détestable sort de silence du clan Lan, mais il avait refusé d’y croire. Pourtant, malgré tous ses efforts, même en frottant les coins de ses lèvres jusqu’à les rendre rouges, il ne pouvait pas ouvrir la bouche. Il saisit donc une feuille de papier, écrivit vivement dessus comme si son pinceau volait, et la lança à Lan WangJi. Celui-ci y jeta un regard.

« Pathétique. »

Il froissa la feuille, la réduisant à une boule de papier qu’il jeta ensuite.

Wei WuXian était si énervé qu’il se roula sur le tapis, avant de se relever et d’écrire une nouvelle note qu’il claqua sur la table, juste devant Lan WangJi. Cette dernière connut le même sort, froissée, roulée en boule et jetée.

Le sort de silence ne fut levé qu’à la fin de la séance de recopiage du jour. Le lendemain, quand il se rendit à nouveau au Pavillon de la Bibliothèque, les boules de papier qui parsemaient le sol avaient disparu.

Wei WuXian avait toujours eu le don d’oublier toute peine dès que la blessure était guérie (3). Malgré la souffrance que lui avait causé le sort de silence le premier jour, sa bouche recommençait à le démanger. Après quelques paroles imprudentes, il fut encore une fois réduit au silence. Ne pouvant ouvrir la bouche, il gribouillait sur ses feuilles, les présentait à Lan WangJi, qui les froissait et les jetait au sol. Le schéma se répéta le troisième jour.

Jour après jour, il était victime du sort de silence. Cependant, le dernier jour de sa punition, Lan WangJi remarqua que Wei WuXian semblait en quelque sorte différent.

Durant son séjour à Gusu, Wei WuXian laissait traîner son épée n’importe où : jamais on ne l’avait vu la porter comme il se doit. Pourtant, ce jour-là, il l’avait apportée avec lui, et l’avait bruyamment poser sur le bureau. Il s’était même mis à écrire sans un mot, se démarquant clairement de son attitude habituelle de harcèlement acharné de Lan WangJi de toutes les façons possibles. Il était si docile que c’en était étrange.

Lan WangJi n’avait aucune raison de le réduire au silence, il lui lança donc quelques regards à la dérobée, comme s’il n’arrivait pas à croire que Wei WuXian se soit enfin décidé à se comporter convenablement. Comme il s’y attendait, Wei WuXian recommença son manège coutumier, et lui mit une feuille de papier sous les yeux.

Lan WangJi avait d’abord pensé qu’il s’agissait encore d’un amas d’excuses pitoyables, mais après un rapide coup d’œil, il fut surpris de voir le dessin d’une personne assise, le dos droit et lisant à la fenêtre, dont l’expression était d’un réalisme saisissant. C’était un dessin de lui-même.

Comme il ne détournait pas le regard immédiatement, les coins des lèvres de Wei WuXian se relevèrent. Il haussa les sourcils en clignant des yeux. Les mots étaient inutiles, son attitude laissant transparaître ce qu’il voulait dire : Est-ce ressemblant ? Est-ce bien réalisé ?

Lentement, Lan WangJi énonça :

« Tu préfères utiliser le temps à ta disposition pour gribouiller plutôt que de copier le texte. À mon avis, le jour où tu seras libéré de cette punition n’arrivera jamais. »

Wei WuXian souffla sur l’encre qui n’avait pas encore totalement séché, avant de répliquer nonchalamment :

« J’ai déjà fini de recopier, donc je ne reviendrai pas demain ! »

Les doigts effilés de Lan WangJi semblèrent se figer un moment avant de tourner une page jaunie. Étonnamment, Wei WuXian ne fut pas réduit au silence. Puisqu’il n’avait provoqué aucune réaction, Wei WuXian lui lança doucement le dessin.

« Il est à toi. »

Le dessin atterrit sur le tapis, mais Lan WangJi ne montra aucune intention de le récupérer. Ces derniers jours, les feuilles sur lesquelles Wei WuXian avait écrit pour pester contre lui, l‘amadouer, lui demander pardon, le supplier et ainsi de suite avaient toutes fini comme ça. Il y était habitué maintenant et ne s’en formalisa pas. Soudain, il ajouta :

« J’ai oublié : il manque quelque chose en plus. »

Après ces mots, il ramassa la feuille et y ajouta quelques coups de pinceau. Il contempla le dessin, puis son modèle, avant de s’effondrer au sol en éclatant de rire. Lan WangJi posa son livre, et vit que Wei WuXian avait ajouté une fleur au dessin, sur le côté de sa tête.

Les coins de ses lèvres tremblèrent. Wei WuXian se releva et intervint avant de lui en laisser le temps :

« “Pathétique”, c’est ça ? Je sais que c’est ce que tu allais dire. Tu ne pourrais pas varier un peu ? Ou au moins y rajouter un mot ?

— Extrêmement pathétique, répliqua froidement Lan WangJi.

— Tu as vraiment ajouté un mot en plus, répondit Wei WuXian en applaudissant. Merci ! »

Lan WangJi détourna les yeux, récupéra le livre qu’il avait posé sur le bureau, et l’ouvrit à nouveau. Il y jeta un simple regard avant de jeter le livre au loin, comme s’il s’était brûlé à son contact.

Il lisait à l’origine un texte bouddhiste, cependant au moment où il avait rouvert le livre, il était tombé sur des images de figures nues et entrelacées, proprement inacceptables. Le livre qu’il lisait avait été remplacé par un livre pornographique dont la couverture imitait celle d’un texte bouddhiste.

Même un individu sans cervelle aurait pu deviner qui avait fait ça. Une certaine personne avait sans doute saisi sa chance pendant que l’attention de Lan WangJi se portait sur le dessin, d’autant plus que Wei WuXian ne prétendait même pas cacher son méfait, riant hystériquement en frappant la table.

« Hahahahahahahahahahahahahahaha ! »

Alors que le livre retombait au sol, Lan WangJi reculait jusqu’à un recoin du Pavillon de la Bibliothèque en moins d’une seconde, comme s’il fuyait des serpents et des scorpions. Enragé, il rugit :

« Wei Ying !!!!! »

Wei WuXian riait tellement qu’il en roulait presque sous le bureau. Il leva le bras avec difficulté :

« Là ! Je suis là ! »

Lan WangJi dégaina vivement son épée Bichen. Depuis qu’ils s’étaient rencontrés, Wei WuXian ne l’avait jamais vu aussi bouleversé. Il s’empara prestement de sa propre épée et la dégaina jusqu’à ce qu’un tiers de la lame soit visible.

« Manières ! rappela-t-il à Lan WangJi. Second Jeune Maître Lan ! Attention à vos manières ! J’ai pris mon épée avec moi aujourd’hui. Si on commence à se battre, dans quel état va finir le Pavillon de la Bibliothèque ? »

Il savait que Lan WangJi serait gêné au point d’en être furieux, c’est pour cela que, contrairement à son habitude, il avait pris son épée pour se défendre, juste pour s’assurer qu’il ne se ferait pas accidentellement poignardé à mort. La lame de Lan WangJi pointait dans sa direction. On pouvait presque voir des flammes jaillir de ses yeux clairs.

« Quel genre de personne es-tu donc ?!

— Quel genre de personne je suis ? Un homme !

— Tu n’as aucune honte ! fustigea Lan WangJi

— De quoi devrais-je avoir honte ? Ne me dis pas que tu n’as jamais vu ce genre de chose, je ne te croirai pas. »

Le point faible de Lan WangJi était son manque de répartie. Après un moment de silence où il tentait de se contenir, il pointa à nouveau son épée vers Wei WuXian. Il s’adressa à lui avec une expression glaciale :

« Dehors. Nous nous sommes déjà battus auparavant. »

Wei WuXian secoua la tête, jouant le parfait élève.

« Non, non. Comment pouvez-vous l’ignorez, Jeune Maître Lan ? Il est interdit de se battre sans autorisation dans le Repaire des Nuages. »

Il s’avança pour récupérer le livre qui avait été jeté par terre, mais Lan WangJi fut plus vif, et le lui arracha pratiquement des mains. Wei WuXian comprit rapidement qu’il voulait s’en servir comme preuve contre lui pour le dénoncer. Il déclara posément :

« Pourquoi essaies-tu de le prendre ? Je croyais que tu ne voulais pas le lire. Tu as changé d’avis maintenant ? En fait, si tu veux le lire, pas besoin de te battre. Je l’avais emprunté rien que pour toi de toute façon. Maintenant que tu as vu mes revues érotiques, ça fait de toi mon ami. On peut continuer à échanger nos points de vue, et… »

Le visage de Lan WangJi pâlit. Il rétorqua en séparant chaque mot :

« Je. Ne. Le. Lirai. Pas. »

Wei WuXian persistait à déformer les faits :

« Si tu ne comptes pas le lire, pourquoi l’as-tu attrapé ? Tu comptes le garder secrètement ? Il n’en est pas question. Je l’ai emprunté à quelqu’un d’autre, donc je dois le rendre quand tu auras fini avec… Eh, eh, eh, ne t’approche pas. Tu es trop près, ça me rend nerveux. Discutons bien gentiment. Tu ne vas quand même pas montrer ce livre, non ? À qui veux-tu le remettre ? Au vieux… à ton oncle ? Second Jeune Maître Lan, pensez-vous vraiment que vous pouvez laisser les aînés voir une chose pareille ? Ton oncle croira certainement que tu l’as déjà lu. Vu ton manque d’aplomb (4), tu en mourras sans doute de honte… »

Lan WangJi concentra son énergie spirituelle dans sa main droite, et le livre se désintégra en des milliers et des milliers de morceaux qui voletèrent en retombant au sol. Dès que Wei WuXian constata qu’il avait réussi à amener Lan WangJi à détruire toutes preuves de son méfait, il se sentit enfin rassuré. Avec un regret feint, il se lamenta :

« Quel gâchis ! »

Il enleva un morceau de papier qui s’était coincé dans ses cheveux, et le brandit sous les yeux d’un Lan WangJi furieux et blanc comme un linge.

« Lan Zhan, absolument tout chez toi est exceptionnel, mis à part le fait que tu aimes jeter des trucs un peu partout. Dis-moi, à combien s’élève le nombre de piles de papier que tu as jeté par terre ces derniers jours ? En plus de ça, aujourd’hui tu ne t’es pas seulement contenté de les jeter, tu les as réduits en charpies. Puisque c’est de ton fait, tu nettoieras ça tout seul. Pas question que je t’aide. »

De toute façon, il allait de soit qu’il ne comptait pas l’aider dès le départ.

Lan WangJi avait tout fait pour le supporter, mais désormais il ne pouvait plus se contenir.

« Dégage ! gronda-t-il.

— Eh bien, eh bien, Lan Zhan, voyez-vous ça. Tout le monde répète que tu es un homme d’un raffinement incomparable, une perle étincelante dans ce monde, que tu te comportes avec une courtoisie sans pareille, mais il faut croire qu’il n’en est rien. Es-tu au courant qu’il est interdit de faire trop de bruit dans le Repaire des Nuages ? Et avec ça, tu m’as dit “dégage”. Est-ce la première fois que tu utilises ce genre d’expression envers quelqu’un… »

Lan WangJi brandit son épée et se précipita vers lui. Wei WuXian grimpa hâtivement à l’encadrement de la fenêtre.

« Très bien, je “dégage”. Dégager est mon plus grand talent. Pas la peine de me montrer la sortie ! »

Il sauta de la fenêtre du Pavillon de la Bibliothèque en riant comme un fou et courut vers la forêt. Un groupe de personnes l’y attendait.

« Alors, comment ça a été ? demanda Nie HuaiSang. Il l’a lu ? Comment il l’a pris ?

— Comment il l’a pris ? répéta Wei WuXian. Ha ! Vous n’avez pas entendu le rugissement qu’il vient de lâcher ?

— Je l’ai entendu : il t’a dit “Dégage” ! s’exclama Nie HuaiSang, plein d’admiration. Wei-xiong, c’est la première fois que j’ai entendu Lan WangJi dire une chose pareille à quelqu’un ! Comment as-tu fait ?

Le visage de Wei WuXian affichait un air satisfait.

« C’est une bonne chose que j’ai pu l’assister dans cette “première fois”. Vous avez vu ? La rigueur et l’étiquette du Second Jeune Maître Lan que tout le monde encense en permanence sont faibles et inutiles face à moi. »

Jiang Cheng le réprimanda sombrement :

« De quoi tu es fier ?! Pas de quoi te vanter ! Tu penses vraiment qu’il y a quoi que ce soit de glorieux à être envoyé baladé par quelqu’un ? Tu fais tellement honte à notre secte !

— Je voulais vraiment lui présenter mes excuses, mais il passait son temps à m’ignorer. Il m’a réduit au silence pendant des jours et des jours, il n’y a donc aucun mal à ce que je m’amuse un peu avec lui, non ? Je lui ai offert ce livre avec toutes les meilleures intentions du monde. D’ailleurs, Nie HuaiSang, ce qui est arrivé à ton livre porno adoré est d’un gâchis sans nom. Je n’ai même pas eu le temps de le finir, il était pourtant excellent ! Lan Zhan n’a définitivement aucune idée de comment entretenir de saines relations amicales. Je lui fait un cadeau, et il se met en colère. Tant pis pour lui.

— Ça n’a rien d’un gâchis ! Tu peux m’en emprunter autant que tu veux ! s’écria Nie HuaiSang.

— Tu as offensé sérieusement à la fois Lan WangJi et Lan QiRen, coupa Jiang Cheng d’un ton tranchant. Tu n’as plus qu’à attendre ton exécution dès demain ! Personne ne viendra enterrer ton cadavre. »

Wei WuXian fit un geste vague de la main avant de passer son bras autour des épaules de Jiang Cheng.

« Qui s’en soucie, tant que j’ai réussi à être le premier à l’agacer. Et puis tu m’as déjà enterré tellement de fois, alors une fois de plus, une fois de moins…

— Ouste, ouste ! La prochaine fois que tu fais un truc pareil, je ne veux rien savoir ! Et ne m’invite pas à venir voir non plus ! »


NdT :

Bonus : le dessin de Lan WangJi par Wei WuXian dans le donghua :

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1) « voyant enfin les nuages se disperser et la lune apparaître » : obtenir un résultat après avoir longtemps patienté.

2) Lan Er-Gege : littéralement « Deuxième grand frère Lan ». « Deuxième », parce qu’il est le cadet des deux Jades ; « gege » voulant (encore une fois) dire grand frère, mais ici c’est en quelque sorte une plaisanterie, « gege » étant une appellation assez intime, pouvant même avoir une connotation amoureuse quand une fille l’utilise pour s’adresser à un garçon (c’est l’équivalent du « oppa » coréen si vous voulez).

3) « oublier toute peine dès que la blessure était guérie » : oublier les leçons tirées d’une punition, mais dans le cas de Wei WuXian, on peut tout aussi bien le prendre au sens propre comme figuré…

4) « Vu ton manque d’aplomb » : littéralement « Avec un visage fin comme le tien » , voir la note 4 du chapitre 12.

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4 commentaires sur “Mo Dao Zu Shi – Chapitre 15”

  1. Merci pour la traduction et bon travail ! Continuez comme ça, j’attends avec impatience la suite ! Le roman est super bien traduit, et est très agréable à lire. Merci encore et à la prochaine !

  2. Merci pour le chapitre, c’était vraiment amusant comment il a peter les plombs
    Continue comme j’aime trop !

  3. Hahahaha ! La fameuse scène dans la bibliothèque ! OvO

     » Tu n’as aucune honte ! fustigea Lan WangJi » => Malheureusement, c’est ce qui définit et définira toujours Wei Ying (¬_¬)ノ

    Il y a de légères différences par rapport au donghua. Dans ce dernier, (au départ) Lan Wangji reste calme face aux provocations de Wei Ying (dans les gestes et la façon de s’exprimer), Ex : il scrute la feuille puis la plie délicatement avant de la jeter ; alors que là, il n’a aucune retenue (ex : « Il froissa la feuille, la réduisant à une boule de papier qu’il jeta ensuite. »). ça montre direct, qu’il est hostile.
    Même la scène du dessin avec le coq et le renard n’y figure pas…
    Sinon, il n’y a pas à dire, Wei Ying a vraiment un sacré coup de pinceaux pour ainsi dire, réussir à capturer l’essence, la beauté de Lan Wangji. Un immortel ! б(>ε<)∂

    Merci encore pour votre travail ! ^O^

    1. Coucou 🙂 désolée du temps que je mets à répondre à tes commentaires XD j’apprécie que tu prennes le temps de nous faire part de tes impressions à chaque fois et je trouve toujours intéressant ta façon de comparer les adaptations avec l’original 🙂

      Le donghua a fait le choix pour cette scène de mettre en avant le « self-contrôle » de Lan WangJi. Sa manière presque indifférente de juste plier les feuilles et de les mettre de côté plutôt que de les « rouler en boule et les jeter » cherche sans doute à illustrer de façon encore plus flagrante à quel point Wei WuXian est capable de le faire sortir de ses gonds en dépit de son sang froid etc. Ou peut-être qu’ils ne voulaient pas montrer que Lan WangJi était troublé dès le départ par Wei WuXian, et que c’était tout autant sa personne que son comportement qui ébranlait sa fameuse retenue…

      De la même façon, le coup du dessin du coq et du loup était très intéressant, voire même brillant si tu veux mon avis XD Ce petit « jeu de mots » insiste de façon intelligente sur la créativité et la vivacité d’esprit de Wei WuXian, ainsi que son côté facétieux. C’est un ajout que je trouve très appréciable, dans la mesure où le format même d’un donghua ne permet pas de « rentrer dans la tête » de Wei WuXian comme on peut le faire dans le livre et constater à quel point il est réfléchi et inventif. L’anime a réussi a très bien rendre le contraste entre les personnalités des deux protagonistes dans ce passage, sans pour autant faire l’impasse par la suite sur les aspects de leurs caractères qui sont similaires ou comparables, et qui les rapprochent. En fait plus je regarde le donghua, plus je me rends compte à quel point c’est un bijou de subtilité qui joue sur plusieurs niveau de lecture, ce qui le rend tout aussi remarquable que le roman ^w^

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