Mo Dao Zu Shi – Chapitre 16

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Traduction par NoirSoleil, correction par Keliane.

Chapitre 16 : Raffinement – Partie 6

Dans l’idée de pouvoir se défendre si le vieux rabat-joie et le petit rabat-joie venaient au milieu de la nuit pour le tirer de son lit, Wei WuXian dormit en serrant son épée contre lui. Néanmoins, la nuit demeura paisible. Le jour suivant, Nie HuaiSang vint le voir, affichant une mine réjouie :

« Wei-xiong, tu as vraiment une chance pas possible. Le vieux Lan s’est rendu à la Conférence de Discussion organisée par ma secte la nuit dernière, il n’y aura donc pas cours pendant les prochains jours ! »

Bien, maintenant que le vieux était parti, rien de plus facile que de s’occuper du plus jeune ! Wei WuXian se leva prestement et enfila ses bottes en arborant un air rayonnant.

« Un coup de chance, en effet, il faut croire que le Ciel est avec moi. »

Jiang Cheng était assis à côté et nettoyait son épée avec soin. Il refroidit leurs ardeurs :

« À son retour, tu vas quand même te prendre une punition.

— Pourquoi se soucier de ce qu’il y a après la mort quand on est vivant ? Je veux juste vivre librement aussi longtemps que possible. Allons-y, je refuse de croire qu’il n’y a pas un seul faisan dans les montagnes de la secte Lan. »

Les trois marchèrent ensemble jusqu’à la réception du Repaire des Nuages. Soudain, Wei WuXian s’arrêta brusquement et s’exclama :

« Il y a deux petits rabat-j… Deux Lan Zhan ! »

Un groupe sortait de la pièce. Les deux jeunes hommes qui les guidaient semblaient avoir été sculptés dans la glace et le jade, habillés de la même tenue immaculée et portant à leurs épées des pampilles qui flottaient au vent. Les seules choses qui les différenciaient étaient leur aura et leur expression faciale. Wei WuXian sut au premier regard que si celui qui arborait un visage grave était Lan WangJi ; celui qui avait l’air bienveillant devait donc être l’autre Jade des Lan : ZeWu-Jun, Lan XiChen.

Dès qu’il aperçut Wei WuXian, Lan WangJi fronça les sourcils et lui jeta un regard presque furieux. Comme s’il craignait que le fait de le regarder trop longtemps ne soit néfaste, il détourna les yeux et fixa l’horizon. Parallèlement, Lan XiChen affichait un sourire.

« Et vous êtes … ? »

Jiang Cheng exécuta un salut respectueux, avant d’être imité par son camarade :

« Jiang WanYin, de Yunmeng.

— Wei WuXian, de Yunmeng. »

Lan XiChen retourna le salut.

« Grand frère XiChen (1), murmura Nie HuaiSang d’une voix de souris.

— HuaiSang, quand je me suis rendu à Qinghe il y a quelques temps, ton frère m’a demandé des nouvelles de tes études, lui répondit Lan XiChen en se tournant vers lui. Alors, tout se passe bien ? Tu penses réussir, cette année ?

— Oui, globalement… »

Avec un air de concombre desséché (2), il jeta un regard désemparé à Wei WuXian. Ce dernier sourit.

« ZeWu-Jun, qu’allez-vous faire dehors tous les deux ?

— Nous allons exterminer des goules aquatiques. Comme nous manquions de mains-d’œuvre, je suis revenu cherché WangJi.

— Mon frère, nul besoin de discuter inutilement, les interrompit froidement Lan WangJi. La situation ne permet aucun délai, il est temps de partir.

— Attendez, attendez, les arrêta Wei WuXian. Je sais comment capturer les goules aquatiques. ZeWu-Jun, pourquoi ne pas nous emmener avec vous ? »

Lan XiChen sourit sans un mot.

« C’est contraire aux règles, déclara Lan WangJi.

— En quoi est-ce contraire aux règles ? Lorsque nous étions à Yunmeng, nous avions l’habitude de chasser les goules aquatiques. En plus de ça, il n’y a pas classe en ce moment. »

Yunmeng étant une région où les lacs et les cours d’eau étaient nombreux, elle grouillait de ce type de créatures. Tout le monde savait que les disciples de la secte Jiang étaient doués dans ce domaine, et Jiang Cheng voulait aussi redorer l’image de la secte qui avait pris un coup durant ce séjour au sein de la secte Lan.

« C’est vrai, ZeWu-Jun. Nous serons certainement une aide non négligeable.

— Inutile. La secte GusuLan est aussi… »

Avant même de laisser Lan WangJi finir, Lan XiChen le coupa en souriant.

« Très bien, alors. Merci infiniment pour votre aide. Allez vous préparer, et nous pourrons ensuite partir ensemble. HuaiSang, veux-tu venir aussi ? »

Nie HuaiSang avait lui aussi envie de les accompagner, mais l’apparition de Lan XiChen lui avait rappelé l’existence de son frère aîné. Souffrant en silence, il n’osait pas se permettre de s’amuser maintenant.

« Je passe pour cette fois, je vais rentrer réviser… »

Il espérait que cette action amènerait Lan XiChen à dire du bien de lui à son frère. Wei WuXian et Jiang Cheng se dirigèrent vers leurs chambres respectives pour se préparer.

Lan WangJi les regarda s’en aller, les sourcils froncés, confus.

« Mon frère, pourquoi avoir décidé de les emmener ? Exterminer des goules n’est pas un exercice à prendre à la légère.

— Le premier disciple du Chef de Secte Jiang et le fils unique de ce dernier sont assez connus à Yunmeng. Je ne pense pas qu’ils prennent ce genre de choses à la légère. »

Lan WangJi ne dit rien, mais son expression montrait clairement qu’il en doutait. Lan XiChen reprit :

« Et puis, tu veux qu’il vienne aussi, n’est-ce pas ? »

Lan WangJi se figea.

« J’ai accepté uniquement parce que tu avais l’air de vouloir que le premier disciple du Chef de Secte Jiang t’accompagne. » continua Lan XiChen.

Un silence prit place, et l’air lui-même sembla se glacer.

Ce fut seulement après un long moment que Lan WangJi répondit finalement avec difficulté :

« Il n’en est rien. »

Il voulait se défendre davantage, mais il fut contraint de garder le silence car Wei WuXian et Jiang Cheng avaient déjà récupéré leurs épées et les rejoignaient. Les membres du groupe montèrent sur leurs épées (3) et s’en allèrent.

Le lieu hanté par les goules aquatiques était le bourg de Caiyi (4), situé à environ une dizaine de kilomètres du Repaire des Nuages.

La circulation dans le bourg de Caiyi se faisait par la voie des eaux. Il semblait qu’un réseau de canaux quadrillait la ville, à moins que ce ne soit plutôt les maisons qui avaient été construites de part et d’autres d’un réseau de cours d’eau. Les maisons avaient des murs blancs et des toits gris, et les canaux étaient peuplés de bateaux transportant des gens et des paniers de marchandises. Sur les rives, on vendait des fleurs, des fruits, des objets en bambou, des pâtisseries, du thé et de la soie.

Gusu se situait dans la région de Jiangnan (5), toutes les voix qu’on pouvait y entendre avaient un accent doux et agréable. Même quand deux bateaux se heurtèrent en renversant quelques jarres d’alcool de riz, la dispute entre les deux marchands sonna comme des gazouillis d’orioles. Yunmeng aussi comptait de nombreux lacs, mais rares étaient les petites villes entourées d’eau comme celle-ci. Wei WuXian trouvait cela intéressant. Il acheta deux jarres d’alcool de riz et en donna une à Jiang Cheng.

« Les gens de Gusu ont un parler tellement mielleux ! Comment peut-on appeler ça une dispute? S’il voyait comment les gens de Yunmeng se disputent, ils en mourraient de peur… Pourquoi tu me regardes, Lan Zhan? Ce n’est pas par avarice que je ne t’en offre pas — les disciples de ta secte n’ont-ils pas l’interdiction de consommer de l’alcool ? »

La pause ne dura qu’un court moment avant que le groupe n’embarque sur une dizaine de bateaux étroits et se dirige vers l’endroit où les goules aquatiques s’étaient réunies. Peu à peu, le nombre de maisons sur les rives diminua, et l’environnement devint de plus en plus silencieux. Wei WuXian et Jiang Cheng avaient chacun leur bateau et rivalisaient pour voir qui ramerait le plus vite, tout en gardant l’oreille aux aguets dans l’éventualité où des ghoules aquatiques se trouveraient dans les parages.

La rivière qu’ils suivaient conduisait à un grand lac, appelé le Lac Biling. Cela faisait des décennies que le bourg de Caiyi n’avait pas été hanté par des goules aquatiques, pourtant, ces derniers mois, des gens se noyaient le long de cette rivière et dans le Lac Biling. Des bateaux de marchandises coulaient également sans raison. Quelques jours plus tôt, Lan XiChen avait déployé des filets dans la zone. Il s’était attendu à attraper une ou deux goules aquatiques, mais au lieu de ça, il en avait capturé une douzaine. Après avoir nettoyé les cadavres, il les avait ramenés en ville, cependant les habitants locaux ne les avaient pas reconnus, et personne ne les avait réclamés. La veille, il avait placé de nouveaux filets et en avait encore une fois attrapé un certain nombre.

« Ces cadavres ne semblent pas s’être noyés autre part et avoir flotté jusqu’ici non plus, remarqua Wei WuXian. Les goules aquatiques sont sélectives en ce qui concerne leur habitat. La plupart du temps, le seul endroit où elles veulent bien s’établir est le lieu où elles se sont noyées, et, en général, elles ne le quittent pas.

— C’est exact, approuva Lan XiChen. C’est pour cette raison que j’ai pensé que cette affaire n’avait rien de trivial et que j’ai demandé à WangJi de venir, au cas où il se passerait quelque chose.

— ZeWu-Jun, les goules aquatiques sont très intelligentes. Si on utilise nos bateaux et qu’on reste à une allure aussi lente, ne vont-elles pas juste rester cachées sous l’eau et ne pas ressortir ? demanda Wei WuXian. Nous mettrons un temps fou à les trouver. Et si on ne les débusquait pas?

— Nous attendrons jusqu’à ce que nous les trouvions, répliqua Lan WangJi. Après tout, nous faisons notre devoir.

— En utilisant juste des filets ?

— En effet, répondit Lan XiChen. La secte YunmengJiang a-t-elle une autre méthode ? »

Wei WuXian sourit mais ne répondit pas. Bien sûr, la secte YunmengJiang avait aussi recours à des filets. Mais, comme Wei WuXian était un bon nageur, il avait l’habitude de toujours sauter dans les rivières et de tirer les goules aquatiques hors de l’eau. Cependant, cette méthode était trop dangereuse : il était hors de question d’y avoir recours devant des disciples de la secte Lan. Si une telle chose parvenait aux oreilles de Lan QiRen, il subirait certainement d’autres remontrances. Il changea de sujet.

« Ce serait bien d’avoir quelque chose pour attirer les goules aquatiques, comme un appât pour poisson. Ou bien quelque chose qui nous indiquerait leur position, comme une boussole.

— Surveille l’eau et concentre-toi si tu veux les trouver, l’interrompit Jiang Cheng. Tu recommences à te laisser porter par ton imagination.

— Il fut un temps où la cultivation et les épées volantes faisaient aussi partie de l’imaginaire! »

Alors qu’il observait l’eau, son regard tomba sur la coque du bateau sur lequel se trouvait Lan WangJi. Une idée lui traversa l’esprit, et il cria :

« Lan Zhan, regarde-moi ! »

Lan WangJi était en train de sonder les environs avec attention. En entendant ces mots, il leva les yeux juste au moment où la pagaie en bambou de Wei WuXian envoyait une gerbe d’eau dans sa direction. Frappant du pied, Lan WangJi bondit avec légèreté sur une autre embarcation, évitant ainsi d’être éclaboussé. Il était assez contrarié, songeant que finalement, Wei WuXian était bel et bien là pour s’amuser.

« Pathétique. »

Cependant, Wei WuXian frappa le côté du bateau où il se trouvait auparavant, et le retourna avec sa pagaie en bambou. Sous ce dernier, trois goules aquatiques au visage enflé et au teint blafard s’accrochaient fermement aux planches de bois !

Un disciple à proximité réprima les trois cadavres.

« Jeune Maître Wei, comment avez-vous su qu’elles étaient sous le bateau ? demanda Lan XiChen en souriant.

— C’est simple ! répondit Wei WuXian en tapotant le flanc du bateau. Le niveau de l’eau n’était pas cohérent. Il était tout seul à bord, et pourtant le bateau s’enfonçait davantage que ceux transportant deux personnes. Il devait donc y avoir quelque chose sous la coque.

— Vous êtes aussi expérimenté qu’on le dit » le complimenta Lan XiChen.

La pagaie de Wei WuXian glissa dans l’eau, et le bateau accéléra jusqu’à se trouver juste à côté de celui de Lan WangJi.

« Lan Zhan, je ne cherchais pas à t’éclabousser. Les goules aquatiques sont vraiment intelligentes. Si je l’avais dit à haute voix, elles m’auraient entendu et se seraient enfuies. Eh ! Ne m’ignore pas. Pourquoi ne me regardez-vous pas, Second Jeune Maître Lan ? »

Lan WangJi consentit finalement à lui accorder un regard.

« Pourquoi es-tu venu ?

— Je suis là pour te présenter mes excuses, déclara Wei WuXian avec sincérité. C’était de ma faute la nuit dernière. J’ai eu tort. »

Lan WangJi affichait une expression légèrement sombre, très probablement parce qu’il n’avait pas oublié comment Wei WuXian lui avait “présenté ses excuses”.

« Pourquoi cet air sinistre ? demanda Wei WuXian, bien qu’il connaisse la réponse. Ne t’inquiètes pas. Aujourd’hui, je suis vraiment là pour aider. »

Jiang Chen ne pouvait assister à cette scène plus longtemps :

« Si tu veux aider, alors arrête de jacasser et viens là !

— Les filets ont bougé ! » cria un disciple.

Le cordage des filets s’était en effet mis à trembler. Wei WuXian rayonnait.

« C’est par ici, par ici ! »

De longues et épaisses mèches de cheveux formèrent comme un voile de satin noir qui se répandait et se propageait autour des bateaux. Au milieu de cette étendue, des mains livides s’accrochèrent de part et d’autre des embarcations. Lan WangJi brandit son épée, Bichen, et trancha une dizaine de poignets agrippés au côté gauche. Alors qu’il s’apprêtait à s’occuper du droit, un éclat rouge passa, et l’épée de Wei WuXian était déjà de retour dans son fourreau.

Les étranges mouvement d’eau cessèrent, et le filet redevint immobile. Bien que l’attaque de l’épée de Wei WuXian, un moment plus tôt, ait été extrêmement rapide, Lan WangJi pouvait déjà dire qu’il s’agissait d’une arme de qualité supérieure. Le visage sérieux, il demanda :

« Quel est le nom de cette épée ?

— Suibian (6), » répondit Wei WuXian.

Lan WangJi le dévisagea. Wei WuXian, pensant qu’il n’avait pas bien entendu, répéta :

« Suibian. »

Lan WangJi fronça les sourcils et contra :

« Cette épée possède un esprit. Il est irrespectueux de l’appeler n’importe comment.

— Sors un peu des sentiers battus, tu veux bien ? Je ne t’ai pas dit que tu pouvais l’appeler comme tu veux, c’est juste que mon épée s’appelle vraiment “Suibian”. Tiens, regarde. »

Pendant qu’il parlait, il tendit l’épée à Lan WangJi pour lui montrer les caractères qui y étaient écrits. Entourés de motifs et d’arabesques, deux caractères archaïques  étaient gravés sur le fourreau. C’était bel et bien “Suibian”.

Durant quelques instants, Lan WangJi fut à court de mots.

Wei WuXian le prit en pitié :

« Tu n’as pas besoin de dire quoi que ce soit. Je sais très bien que tu as envie de me demander pourquoi elle porte ce nom-là. Tout le monde me demande s’il y a une signification particulière derrière. En vérité, il n’y en a pas. C’est juste que, quand Oncle Jiang m’a proposé une épée et m’a demandé quel nom je voulais lui donner, plus de vingt noms me sont venus en tête, mais aucun ne me satisfaisait. Je me suis dit que je pouvais laisser Oncle Jiang choisir son nom, donc j’ai répondu : “Peu importe !”. Qui se serait douté qu’après que l’épée ait été forgée et dévoilée, ces deux caractères se seraient retrouvés dessus ? Du coup, Oncle Jiang a déclaré : “Puisque c’est ainsi, pourquoi ne pas laisser le nom de Suibian à cette épée ?”. Pour être honnête, ce nom n’est pas trop mal non plus, pas vrai ? »

Serrant les dents, Lan WangJi répondit enfin :

« … Ridicule ! »

Wei WuXian posa son épée sur son épaule.

« Tu es tellement ennuyeux. Tu ne vois pas à quel point c’est un nom amusant ? C’est parfait pour piéger les gens sérieux comme toi, et ça marche à tous les coups. Haha ! »

Au même moment, au fond du lac viridien, une ombre allongée tournoyait autour de la petite embarcation. Jiang Cheng, après s’être occupé des goules aquatiques de son côté, guettait encore les environs au cas où il en resterait. Quand il aperçut l’ombre, il hurla immédiatement :

« Il y en a encore ! »


Ndt :

1) “Grand frère XiChen” : Nie HuaiSang se permet de l’appeler comme ça car son frère aîné Nie MingJue est le frère juré de Lan XiChen.

2) “… concombre desséché” : … je ne sais pas quoi dire à propos de cette comparaison (ne me regardez pas comme ça, je ne fais que traduire).

3) “montèrent sur leurs épées” : je crois que je n’ai pas encore parlé de l’aspect le plus classe et génialement épique des univers xianxia : les épées spirituelles / épées volantes qu’on peut contrôler à distance et utiliser comme moyen de transport aérien (généralement comme on volerait sur un hoverboard — je parle du vrai hoverboard façon “Retour vers le futur”, pas de cette parodie de segway sans guidon qu’on voit partout maintenant…)

4) “Caiyi” : se prononce “tsaï-yi”

5) Jiangnan : Région au sud du fleuve Yangzi (aussi appelé fleuve Bleu), vers le sud est de la Chine. Elle comprend notamment la province de Jiangsu où se trouve le district de Gusu. Notez d’ailleurs que les territoires géographiques dont il est question dans Mo Dao Zu Shi ne sont pas inventés : l’action prend bel et bien place dans une Chine ancienne à la sauce fantasy.

6) “Suibian”  (随便) : peut se traduire “peu importe” / “comme bon vous semble”, d’où le malentendu.

Bienvenue à notre nouvelle correctrice Keliane, désormais en charge de la relecture des chapitres de Mo Dao Zu Shi, et un grand merci pour son aide sur ce chapitre 🙂

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5 commentaires sur “Mo Dao Zu Shi – Chapitre 16”

  1. Bonsoir ! ‘-‘

    Tout d’abord, Bienvenue parmi nous, Kéliane ! ( ͡^ ͜ʖ ͡^ )
    J’espère que tu te plais parmi nous ! Et je suis très heureuse que votre équipe s’agrandisse (≧∇≦)/.

    J’ai toujours été intriguée par la façon dont vous alliés retranscrire en français la relation entre Lan Wangji et son frère. Voir ce passage traduit, me laisse une étrange impression… Je m’explique, leur façon de parler est à la fois si proche et si distante..
    Et je trouve dommage que le donghua est coupé ce passage au profit des scènes de combat . J’aurais bien aimé voir l’interaction entre Lan XiChen, Lan Wangji, JC et WW ≖‿≖… J’aurais pu davantage décrypter l’expression de Lan Wangji quand WW a proposé son aide pour l’extermination des goules.

    Est-ce que quelqu’un aurait l’amabilité de m’expliquer ce passage, s’il vous plaît ? (Jiangnan : Région au sud du fleuve Yangzi (aussi appelé fleuve Bleu), vers le sud est de la Chine. Elle comprend notamment la province de Jiangsi où se trouve le district de Gusu. ») Province ? District ? Et Caiyi, c’est la ville (ou centre-ville) de Gusu ?
    La cartographie est assez flou, voyez vous O_O »

    Je ne sais plus si c’est NoirSoleil ou AfterWar qui m’avait demandé de faire partager mes « oeuvres » par e-mail, mais j’en profite pour le faire (`・ω・´).

    – Sur Instagram (les images sont rognées (¬_¬)ノ*) : @hinata_ran
    – Sur Google DRIVE (Elles ne le sont pas ‘x’) : https://drive.google.com/open?id=1taNWWdRTGFscgSE9sthOeecWIbEziY5W

    Je précise que je ne suis qu’une amatrice ! б(>ε<)∂.

  2. Alors, la relation entre les Deux Jades… Je vois à peu près où tu veux en venir, même si en ce qui me concerne j’ai toujours vu leurs interactions comme ça : tendre, affectionnée et sincère… mais il n’empêche qu’ils restent des Lan, la retenue et la modération est limite imprimée sur leur front (en fait c’est même carrément le cas avec leur ruban frontal XD). Donc effectivement, ils peuvent paraître un peu distant, mais peut-être que sans le vouloir on a un peu trop mis cet aspect en avant en traduisant ^.^ après, ça reste la première interaction qu’on voit entre eux XD

    Quand à ce petit passage dans le donghua, c’est vrai qu’ils n’ont pas beaucoup insisté dessus, même s’ils ont gardé le « tu avais l’air de vouloir que [Wei WuXian] vienne aussi », renié par Lan WangJi, avec quand même un petit regard en coin en direction du bateau de l’intéressé 😉 Après en ce qui me concerne, les scènes de combats restent quand même un must : elles sont joliment réalisées, et je suis ravie que le studio ait décidé de ne pas faire l’impasse dessus, l’action est aussi une part importante de Mo Dao Zu Shi après tout.

    Alors pour faire simple : Caiyi est une ville qui se trouve dans le district de Gusu qui se situe dans la province de Jiangsu qui fait elle même partie de la région de Jiangnan. En fait les noms des « collectivités territoriales » chinoises peuvent être traduits de multiples façons en français puisqu’elles ne ressemblent pas vraiment au modèle français « ville-département-région » : la Chine étant à peu près 18 fois plus grande que la France, ce ne sont pas les mêmes échelles (à titre de comparaison, rien que le Jiangsu fait presque à un sixième de la France). J’espère que je t’aurai éclairée sur la question 🙂

    Merci pour le partage ! Je trouve que tu te débrouilles bien, et je suis super contente que notre traduction t’ait donné envie de te mettre au dessin 🙂 on suivra tes créations de près 😉

    1. La cartographie reste comme même complexe malgré tout 😅😰. Je vais juste retenir ceci « Caiyi est une ville située dans le district de Gusu » 😅.

      Merci beaucoup pour vos encouragements (et de me suivre) ! 😃😅
      J’essaie de m’améliorer autant que je le peux 💦.

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