Mo Dao Zu Shi – Chapitre 17

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Traduction par AfterWar, correction par Keliane.

Chapitre 17 : Raffinement – Partie 7

Quelques disciples poursuivirent l’ombre submergée en s’aidant de filets. D’un côté, quelqu’un s’écria :

« Il y en a ici aussi ! »

De l’autre, une masse sombre fila également à toute allure. Certaines des étroites embarcations s’approchèrent en tirant des filets, mais ils ne parvinrent pas à attraper quoi que ce soit.

« C’est étrange, constata Wei WuXian. La forme de cette ombre n’a pas l’air humaine. Elle est tantôt longue, tantôt courte ; tantôt large, tantôt menue… Lan Zhan, à côté de ton bateau ! »

Sans tarder, Bichen, qui se trouvait dans le dos de Lan WangJi, sortit de son fourreau et plongea dans l’eau. Après quelques instants, elle ressortit de la rivière dans un bruit tranchant, soulevant avec elle une gerbe d’eau. Cependant, elle n’avait rien transpercé.

Lan WangJi récupéra l’épée dans sa main avec une expression sérieuse. Il s’apprêtait à parler lorsqu’un disciple, un peu plus loin, dégaina lui aussi son épée, la lançant en direction d’une ombre noire qui ondulait dans l’eau.

Néanmoins, après avoir plongé, elle n’en ressortit pas. Il récita à plusieurs reprises l’incantation permettant de contrôler son arme, mais rien ne remonta. On aurait dit qu’elle avait été dévorée par le lac, et avait disparu sans laisser de traces. Le disciple était un jeune homme de l’âge de Wei WuXian et des autres. Privé de son épée, il pâlit à vue d’œil. À ses côtés, un disciple plus âgé prit la parole :

« Su She, nous n’avons même pas encore déterminé quelle est cette chose dans l’eau. Pourquoi as-tu agis tout seul et envoyé ton épée sous la surface ? »

Su She semblait quelque peu frustré, mais il garda une expression relativement calme :

« J’ai vu que le Second Jeune Maître avait aussi… »

Avant même de terminer sa phrase, il réalisa à quel point elle était irréfléchie. Peu importe comment on envisageait les choses, Lan WangJi et son épée Bichen étaient sans pareils. Si Lan WangJi pouvait l’envoyer sous l’eau contre un ennemi inconnu sans craindre aucun dommage, il n’en était pas forcément de même pour les autres. Son teint pâle se teinta de rouge, comme s’il se sentait déshonoré. Il coula un regard vers Lan WangJi, mais ce dernier ne lui prêtait pas attention et observait attentivement l’eau. Soudain, Bichen sortit à nouveau de son fourreau.

Cette fois, la lame ne plongea pas sous l’eau : à la place, la pointe de l’épée remua et extirpa un morceau de l’ombre. Une masse noire et humide atterrit sur le plancher du bateau avec un “plop”. Wei WuXian y jeta un œil avec prudence. À son grand étonnement, il s’agissait d’un vêtement.

Wei WuXian éclata si fort de rire qu’il faillit passer par dessus bord.

« Lan Zhan, tu es tellement impressionnant ! C’est bien la première fois que je vois quelqu’un déshabiller une goule aquatique en essayant de la capturer. »

Lan WangJi examina simplement la pointe de Bichen pour voir s’il y avait quoi que ce soit d’étrange, manifestement décidé à ne pas discuter avec lui.

« Tu ferais mieux de la fermer, dit Jiang Cheng. La chose qui nageait sous l’eau n’était vraiment pas une goule aquatique. Il n’y avait rien d’autre qu’un vêtement ! »

Bien entendu, Wei WuXian l’avait aussi clairement remarqué. C’était juste qu’il ne se sentait pas satisfait s’il ne taquinait pas un peu Lan WangJi.

« Donc, la chose qui vadrouillait autour était un simple vêtement ? Pas étonnant que les filets n’aient pas pu l’attraper et que les épées ne l’ait pas transpercé. Il n’arrêtait pas de changer de forme. En revanche, un vêtement n’aurait pas pu engloutir une épée. Il doit y avoir autre choses sous l’eau. »

À ce moment là, les bateaux flottaient déjà vers le centre du Lac Biling. L’eau du lac était d’un vert profond. Soudain, Lan WangJi releva légèrement la tête :

« Reculons immédiatement.

— Pourquoi ? demanda Lan XiChen.

— Les créatures aquatiques ont dirigé les bateaux vers le centre du Lac Biling intentionnellement. »

À peine Lan WangJi eut-il finit sa phrase, que tous sentirent leurs embarcations couler.

L’eau se mit immédiatement à s’infiltrer dans les bateaux. Wei WuXian remarqua brusquement que la couleur du Lac Biling était passée de vert sombre à presque noir. Au niveau du centre du lac, un grand maelstrom s’était formé sans que personne ne s’en soit rendu compte. La dizaine d’embarcations tournoya, entraînée par les courants du tourbillon. Elles s’enfonçaient tandis qu’elles tentaient de s’échapper, comme si elles allaient être aspirées dans une gigantesque bouche noire !

Le bruit des lames dégainées résonna dans l’air. Les uns après les autres, tous montèrent sur leurs épées et s’envolèrent. Wei WuXian planait déjà au dessus du lac quand il regarda vers le bas et s’aperçut que Su She, le disciple qui avait perdu son épée dans l’eau, était submergé jusqu’aux genoux, son bateau s’étant déjà enfoncé dans le Lac Biling. Bien qu’arborant un visage paniqué, il n’avait pas appelé à l’aide, sans doute paralysé par la peur. Sans hésitation, Wei WuXian se pencha en avant, tendit son bras, saisit le poignet de Su She et le tira à lui.

Avec le poids d’une personne en plus, l’épée s’abaissa brutalement, mais poursuivit son ascension. Cependant, peu de temps après, une force provenant de Su She fit presque tomber Wei WuXian.

La partie inférieure du corps de Su She était déjà engloutie par le tourbillon noir. Plus celui-ci tournait rapidement, et plus son corps s’enfonçait. Il semblait que quelque chose de dissimulé sous l’eau agrippait ses jambes et les tirait vers le bas. Initialement, Jiang Cheng s’était tranquillement élevé sur son épée, Sandu, jusqu’à une hauteur d’environ soixante-dix mètres au-dessus de la surface du lac, mais quand il regarda en bas, il se précipita vers eux avec une expression irritée.

« Qu’est-ce que vous fichez ?! »

La force d’aspiration du lac devenait de plus en plus forte. L’épée de Wei WuXian était excellente en terme d’agilité, mais inférieure en terme de force. Il était tant alourdit qu’il se retrouvait à planer juste au-dessus de la surface du lac. Il se stabilisa tout en tirant Su She des deux mains et cria :

« Quelqu’un peut venir aider? Si je ne réussis pas à le tirer de là, je vais le lâcher ! »

Soudain, Wei WuXian sentit son col se resserrer, et il fut hissé dans les airs. Il se retourna pour s’apercevoir que Lan WangJi tenait d’une main l’arrière de son col. Bien qu’il regardait simplement dans une autre direction, l’air indifférent, il portait avec son épée le poids de trois personnes, tout en luttant contre la mystérieuse force du lac. De plus, ils continuaient à s’élever à une allure constante. Jiang Cheng était choqué. “Si j’étais allé tirer Wei WuXian avant lui, avec Sandu, je n’aurais sans doute pas pu m’élever aussi rapidement et régulièrement. Lan WangJi a pourtant à peu près le même âge que moi…”

À ce moment-là, Wei WuXian prit la parole :

« Lan Zhan, ton épée est plutôt puissante, pas vrai ? Merci, merci. Mais pourquoi tirer mon col ? Tu ne pouvais pas m’attraper directement ? C’est tout sauf confortable pour moi. Que dirais-tu que je te tende la main pour que tu puisses l’attraper ?

— J’évite les contacts physiques avec les autres, répondit froidement Lan WangJi.

— Nous sommes déjà si proche l’un de l’autre, comment pourrais-je faire partie des “autres”?

— Nous ne le sommes pas.

— Tu ne peux pas dire ça… » se plaignit Wei WuXian en prétendant être vexé.

Jiang Cheng ne pouvait vraiment plus en supporter davantage.

« “Tu ne peux pas dire ça” !!! Tu pourrais l’ouvrir un peu moins pendant que tu es suspendu dans les airs par le col ?! » gronda-t-il.

Le groupe évacua le Lac Biling en volant sur leurs épées aussi vite que possible. Lorsqu’ils atterrirent, Lan WangJi lâcha l’arrière du col de Wei WuXian et se tourna calmement vers Lan XiChen.

« C’est un abysse lacustre. »

Lan XiChen secoua la tête.

« Dans ce cas, cela s’annonce compliqué. »

Dès qu’ils entendirent le terme “abysse lacustre”, Wei WuXian et Jiang Cheng comprirent immédiatement la situation. Les goules aquatiques n’étaient pas ce qu’il y avait de plus effrayant dans le Lac Biling : c’était l’eau qui s’y trouvait.

Pour des raisons telles que le relief ou les courants, certains cours d’eau ou rivières étaient le théâtre de nombreux naufrages et noyades. À mesure que le temps passait, l’étendue d’eau finissait par acquérir une personnalité propre. À l’image d’une jeune maîtresse capricieuse qui ne pouvait souffrir la moindre régression de son train de vie luxueux, si aucun bateau de marchandises ni aucun être humain vivant ne coulait au fond de l’eau en guise de sacrifices, elle causait des problèmes et les obtenait par ses propres moyens.

Les gens du bourg de Caiyi étaient tous familiers avec les cours d’eau ; les naufrages et les noyades étaient donc rares. Il était impossible qu’un abysse lacustre se forme dans ce lieu. S’il y en avait un ici, il ne pouvait y avoir qu’une seule explication : il avait été chassé d’un autre endroit.

La naissance d’un abysse lacustre impliquait que l’intégralité de l’eau devenait un monstre. Il était extrêmement difficile de s’en débarrasser, à moins d’extraire toute l’eau jusqu’à la dernière goutte, de récupérer tous les gens et les biens qui avaient coulé, et de laisser le lit du cours d’eau exposé à un fort ensoleillement pendant plusieurs années. Cependant, il y avait un autre moyen de résoudre rapidement le problème aux dépens des autres : le chasser vers une autre rivière ou étendue d’eau, et le laisser causer des dommages ailleurs.

« Y a-t-il eu récemment un endroit ayant dû faire face à un abysse lacustre ? » demanda Lan WangJi.

Lan XiChen pointa le ciel du doigt.

Par ce geste, il ne désignait rien d’autre que le soleil. Wei WuXian et Jiang Cheng échangèrent un regard, comprenant parfaitement le sous-entendu. C’était la secte QishanWen.

Dans le monde de la cultivation, les clans et les sectes étaient aussi nombreux que les étoiles dans le ciel. Et parmi eux, il y avait un titan qui dominait indubitablement tous les autres : la secte QishanWen.

Le clan Wen utilisait le soleil comme blason clanique, signifiant par-là qu’il pouvait “rivaliser avec le soleil par leur éclat et leur longévité”. La résidence de la secte était immense, presque comparable à la taille d’une ville. Elle s’appelait le Ciel Sans Nuit, aussi connue sous le nom de Cité Céleste Sans Nuit, car on disait que la nuit ne tombait jamais sur la cité. La secte pouvait être comparée à un titan car, que ce soit en terme de nombre de disciples, de pouvoir, de territoires ou d’artefacts magiques, aucune autre famille ne pouvait la concurrencer. Nombreux étaient les cultivateurs pour qui le fait d’être un disciple externe de la secte Wen était le plus grand honneur. Connaissant les méthodes de la secte Wen, il était hautement probable que l’abysse lacustre du bourg de Caiyi ait été chassé par eux.

Même si tous savaient d’où il venait, ils gardèrent le silence.

Si c’était le fait des gens de la secte Wen, alors leurs accusations ou leurs critiques ne mèneraient nulle part. D’abord parce que la secte ne l’admettrait jamais, ensuite parce qu’ils n’obtiendraient aucune compensation non plus.

« L’abysse lacustre chassé par cette secte risque de sérieusement nuire au bourg de Caiyi, se plaignit l’un des disciples. S’il grandit et s’étend aux canaux de la ville, la vie de tous ces gens serait entre les mains de ce monstre. C’est tellement… »

Si la secte GusuLan devenait responsable du problème causé par une autre secte, elle ferait face à d’innombrables difficultés.

« Laissez tomber, soupira Lan XiChen. Retournons en ville. »

Ils montèrent à bord de nouveaux bateaux au point de passage et pagayèrent jusqu’à un quartier animé de la ville.

Après avoir dépassé le pont et s’être engouffré dans les canaux, Wei WuXian recommença à faire ce qui lui chantait.

Abandonnant sa pagaie, il posa un pied sur le rebord de son bateau et examina son reflet dans l’eau, vérifiant si ces cheveux étaient décoiffés. Comme s’il ne venait pas tout juste d’attraper un tas de goules aquatiques et d’échapper à un abysse lacustre, Wei WuXian lança une série de clins d’œil charmeurs avec assurance des deux côtés de la rive.

« Sœurettes (1), combien pour un demi-kilo de nèfles ? »

Il était jeune, et de belle apparence. Sa bonne humeur rendait la scène comparable aux frivoles fleurs de pêcher qui couraient le long de la rivière (2). Une femme retira son chapeau de bambou, et leva la tête, souriant :

« Charmant jeune homme, vous n’avez pas besoin de payer. Et si j’vous en donnais gratuitement ? »

Le dialecte Wu (3) était doux et avait un son rafraîchissant et agréable. Les lèvres de l’interlocutrice s’animaient avec grâce, et l’oreille de l’auditeur s’en trouvait comme enveloppée par la mélodie. Wei WuXian mit ses mains en coupe :

« Si cela vient de vous, je l’accepte avec plaisir ! »

La femme mit la main dans le panier, et lui lança une nèfle ronde et dorée.

« Vous n’avez pas besoin d’être aussi poli : c’est parce que vous êtes joli garçon ! »

Les bateaux avançaient à vive allure. À peine s’étaient-ils croisés, qu’ils s’étaient déjà dépassés. Wei WuXian se retourna et l’attrapa à pic avant de lancer un large sourire :

« Vous êtes encore plus jolie ! »

Pendant qu’il frimait et flirtait à côté, Lan WangJi fixait droit devant lui, se montrant d’une vertu irréprochable. Wei WuXian jouait avec la nèfle entre ses mains avec suffisance, et le pointa soudain du doigt.

« Sœurettes, le trouvez-vous beau ? »

Lan WangJi ne s’était pas attendu à ce que Wei WuXian parle soudainement de lui. Alors qu’il ne savait pas quoi répondre, les femmes de la rivière répondirent en chœur :

« Encore plus beau ! »

Au milieu de leurs exclamations, on pouvait entendre le rire de quelques hommes.

« Dans ce cas, qui veut bien lui offrir une nèfle ? Si vous m’en donnez à moi et pas à lui, je crains qu’il ne soit jaloux à notre retour ! »

Des gloussements pareils à des pépiements résonnèrent le long de la rivière. Une autre femme arriva devant eux, debout sur son bateau :

« D’accord, d’accord, vous en aurez deux. Attention, charmant jeune homme, attrapez ! »

Après que le deuxième fruit ait atterri dans sa main, Wei WuXian cria :

« Sœurette, vous êtes non seulement jolie, mais aussi généreuse. À ma prochaine visite, j’achèterai un panier entier ! »

La voix de la femme était vibrante, et elle était plus audacieuse que les autres. Elle désigna Lan WangJi :

« Ramène-le avec toi, alors. Vous pouvez tous deux venir en acheter ! »

Wei WuXian agita la nèfle sous les yeux de Lan WangJi. Ce dernier regardait toujours droit devant.

« Bouge. »

Wei WuXian conserva donc le fruit.

« Je savais que tu ne l’accepterais sûrement pas, donc je ne comptais pas te la donner. Jiang Cheng, attrape ! »

Juste à ce moment-là, le bateau de Jiang Cheng glissa devant eux. Il attrapa la nèfle d’une main, un léger sourire apparaissant sur son visage, mais il grogna immédiatement après:

« Tu joues encore les dragueurs ? »

Wei WuXian sourit narquoisement, fier de son succès :

« Lâche-moi ! »

Il se retourna ensuite et demanda :

« Lan Zhan, tu es de Gusu, donc tu sais parler ce dialecte, non ? Apprends-moi. Tu connais des insultes dans ce dialecte ? »

Lan WangJi lui lança un “Pathétique” avant de changer de bateau. Wei WuXian ne s’attendait pas à ce qu’il lui réponde, de toute façon. Il voulait juste le taquiner, après avoir entendu le doux dialecte de Gusu et s’être dit que Lan WangJi l’avait sans aucun doute parlé dans sa jeunesse. Il leva la tête pour avaler une autre gorgée d’alcool de riz, et, portant la large jarre sombre dans une main, s’empara de sa pagaie et fonça pour battre Jiang Cheng.

Parallèlement, Lan WangJi se tenait à côté de Lan XiChen. Cette fois, même leur expression était similaire. Ils semblaient tous deux préoccupés, songeant à la manière de s’occuper de l’abysse lacustre et à ce qu’ils devaient dire au maire du bourg de Caiyi.

Un imposant bateau arriva devant eux, chargé de paniers de nèfles larges et dorées. Lan WangJi leur jeta un regard, et continua à regarder devant lui.

Pourtant, Lan XiChen lui dit :

« Si tu veux manger des nèfles, nous pouvons en acheter un panier ?

— … »

Lan WangJi se détourna en un tour de main.

« Je n’en veux pas ! »

Il partit sur un autre bateau.


Ndt :

1) “Sœurette” : on utilise souvent l’expression “grande/petite sœur” en chinois pour s’adresser de façon informelle à une femme ou une fille, de la même façon que “grand/petit frère” pour s’adresser à un homme ou un garçon, comme on l’a vu dans les chapitres précédents.

2) “comparable aux frivoles fleurs de pêcher qui couraient le long de la rivière” : référence au poème de Du Fu, « Seul, je cherche des fleurs le long de la rivière ». La comparaison décrit l’attitude insouciante de Wei WuXian.

3) “dialecte Wu” : un des nombreux dialectes parlés en Chine (c’est d’ailleurs le plus utilisé après le mandarin, la langue officielle).

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7 commentaires sur “Mo Dao Zu Shi – Chapitre 17”

  1. Merci beaucoup pour ce chapitre très animé ‘w’

    Est-ce que vous n’auriez pas oublié le mot « Wangji » dans cette phrase ? 0.0
    « À peine Lan eut-il finit sa phrase, que tous sentirent leurs embarcations couler. »

    Est-ce que la scène (du donghua) dans laquelle Wei Wuxian a été aspiré par l’abysse lacustre est inventée ? Car d’après mes souvenirs, elle n ‘apparait ni dans le manhua et dans le roman o_O

    1. L’histoire originale est le roman. Donc en se basant sur ça, le manhua, l’anime (ou encore un futur drama) sont des dérivés. Certaines scènes peuvent être inventer ou voir carrément supprimer pour la fluiditée de l’histoire. Si tu dois te fier à une histoire, c’est celle du roman.

      Par exemple, dans l’anime, le lien entre Wei Wuxian et Lan Wangji ne sont pas mis en avant. Ils se focalisent sur l’évolution du partriache de Yiling (comment et pourquoi il est devenu comme ça), tout du moins dans la saison 1.
      C’est pour cibler différent public. On pourrait dire que l’anime cible un public plus jeune. Quand au manhua, je le trouve un peu plus ‘sombre’ donc vise un lecteur plus mature.

      Donc ne sois pas surprise dans le futur des écarts entre le roman, le manhua et l’anime. Ils pourraient y en avoir d’autres. 🙂

      Une fan comme toi. 😉

    2. Merci d’avoir signalé l’oubli, c’est corrigé maintenant 🙂

      La scène dont tu parles est aussi un ajout du donghua 🙂 je pense que ce moment cherche à appuyer sur le fait que l’idée de la cultivation démoniaque est présente chez Wei WuXian depuis très très longtemps, et que même si au début il semble la balayer de la main et prétend qu’il ne compte pas emprunter cette voie, c’est une idée qui l’intéresse, qu’il trouve à la fois fascinante et séduisante, qui l’attire et même qu’il attire en quelque sorte. La scène est aussi belle visuellement parlant, ce qui met encore plus en avant cette notion de fascination : on dirait presque que l’abysse qui l’aspire le fait de façon affectueuse, que plutôt que de le dévorer et l’engloutir, il l’entoure et l’accepte en son sein. Toute idée de danger est supplantée par l’esthétique presque apaisante de la scène. Elle permet au spectateur de voir très vite une confrontation direct de Wei WuXian avec l’énergie négative, et en même temps, elle permet de mettre en place de façon plus « dramatique » la dynamique de sauvetages mutuels successifs entre Lan WangJi et Wei WuXian : le donghua laisse entendre que non seulement Lan WangJi a sauvé Wei WuXian de l’abysse lacustre, mais qu’il l’aurait en plus (temporairement) sauvé de son atrait pour la voie démoniaque en général. En tous cas c’est mon interprétation de la scène XD

  2. J’ai rattraper mon retard hier en lisant ces 17 chapitres !
    Je suis vraiment surprise ! Vous faîtes un boulot monstre ! C’est fluide, agréable et très complet. C’est Parfait !
    Je suis encore plus contente d’être tombée sur vous !

    J’ai plaisir à découvrir des scènes ou des points de vue (surtout des 2 personnages principaux) qu’il n’y a pas dans le manhua ou l’anime. Ou de simple comprendre un peu mieux les liens et relations ou la ‘politique’ de l’histoire.

    Vraiment, Merci beaucoup !!! 🙂

  3. Bonjour !
    Très bon chapitre, la traduction est très fluide, en un mot c’est un vrai régal!
    Cependant j’ai une question : je suis actuellement à la moitié du novel (je l’ai continué en anglais) et à la relecture de ces chapitres français j’ai réalisé beaucoup de choses nouvelles dans l’histoire (faute à mon anglais pas très très maîtrisé) du coup je me demande, quelle est votre fréquence de publication afin que je puisse suivre fréquemment et du moins calculer le temps que cela prendrait pour lire le roman entier en français ahah.
    Merci beaucoup pour votre effort !

    1. Merci <3 Contente que la traduction te permette de mieux comprendre l'histoire 🙂

      Pour répondre à ta question, nous publions tous les lundi, au moins une fois par semaine (parfois deux si on a le temps ou que les chapitres sont assez courts). Si cela peut t'aider, d'après nos prévisions, on aura traduit au moins jusqu'au chapitre 45 d'ici juillet 😉

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