Mo Dao Zu Shi – Chapitre 21

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Traduction par NoirSoleil, correction par Keliane.

Chapitre 21 : Contentement – Partie 3

« Hmph, il y aurait donc là-bas une créature qui dévorerait les gens ? »

Wei WuXian avait entendu au moins des milliers de légendes de ce genre, et avait tué des centaines de ces créatures de ses propres mains. Cela en devenait presque ennuyant. Le charlatan poursuivit avec emphase :

« C’est ça ! On dit que dans la forêt de la crête, il y aurait un “château mangeur d’hommes”  à l’intérieur duquel se trouverait des monstres qui se nourrissent d’êtres humains vivants. Ils dévorent tous ceux qui s’y aventurent sans laisser une seule miette. Aucun corps n’a pu être retrouvé, sans exception ! N’est-ce pas terrifiant ? »

Rien d’étonnant à ce que Jin Ling ait fait le déplacement. Après son échec à réprimer la déesse dévoreuse d’âme de la montagne Dafan, il avait sans le moindre doute décidé de venir s’occuper du monstre de la Crête Xinglu. Wei WuXian s’exclama :

« Terrifiant, en effet ! Mais s’il ne restait aucune trace ni aucun cadavre, comment peut-on savoir qu’ils ont été dévorés ? »

Après une pause, le charlatan répondit :

« Quelqu’un en a été témoin, bien sûr. »

Wei WuXian exprima toute son admiration :

« Mais n’avez-vous pas dit plus tôt que quiconque s’y aventurait était dévoré sans laisser une miette, sans exception? Qui donc a bien pu lancer cette légende? Ce doit être quelqu’un d’extrêmement puissant, pour avoir pu survivre à un tel carnage et rapporté les faits ensuite!

— … C’est ce que racontent les rumeurs. Comment pourrais-je le savoir?

— Dans ce cas, savez-vous combien de personnes ont été dévorées dans la Crête Xinglu? À quel moment? Leur âge? Leur genre? Leurs noms? L’endroit où ils vivaient?

— Je ne sais pas.

— Le “Monsieur-Je-Sais-Tout de Qinghe”, hein? »

Le charlatan ramassa son coffre avec irritation.

« Les rumeurs ne rapportent pas ce genre d’informations!

— Non, non, ne partez pas déjà, répondit Wei WuXian en riant. Laissez-moi vous demander autre chose. La Crête Xinglu fait bien partie de la région de Qinghe? N’est-ce pas le territoire de la secte Nie? Si des monstres errent vraiment autour de la crête, pourquoi les ignorent-ils? »

À sa grande surprise, cette fois, le charlatan ne répondit pas “Je ne sais pas”. Au lieu de cela, une expression de dédain prit place sur son visage.

« La secte Nie ? Si c’était encore la secte qu’elle était autrefois, elle n’ignorerait sûrement pas une chose pareille. Même pas deux jours après la naissance des rumeurs, elle aurait immédiatement fait une descente dans l’antre des monstres, et de la manière la plus expéditive. Mais à présent, ha! Le chef de la secte Nie, c’est l’autre “Ni-quoi-ni-qu’est-ce” 1, non?

Jadis, le chef de la secte QingheNie était ChiFeng-Zun, Nie MingJue. Il avait pris la tête de la secte avant même d’avoir atteint vingt ans, succédant à son père mort de rage suite à un outrage du chef de la secte QishanWen, Wen RuoHan. Il avait l’habitude d’agir de façon directe et résolue. Il était également le frère juré de ZeWu-Jun, Lan XiChen, et de LianFang-Zun, Jin GuangYao. Après la Campagne de la Chute du Soleil, la secte Nie avait acquis un certain pouvoir sous son égide, devenant presque aussi influente que la secte LanlingJin. Cependant, il succomba en public à une déviation de qi 2, et le candidat suivant au poste de chef de secte dans la ligne de succession ne pouvait être que son frère cadet, Nie HuaiSang.

Par le passé, Wei WuXian et Nie HuaiSang avaient étudié ensemble, il savait donc deux-trois choses à son propos. Nie HuaiSang n’était pas quelqu’un de mauvais. Il n’était pas idiot non plus, seulement il avait d’autres centres d’intérêts et mettait son intelligence au service d’autres activités, telles que la peinture d’éventails, la capture d’oiseaux, le séchage de cours et la pêche. Comme il avait peu de talent en matière de cultivation, il avait formé son jindan huit ou neuf ans après les disciples du même âge que lui. De son vivant, Nie MingJue était souvent exaspéré par le fait que son frère n’était pas à la hauteur de ses attentes, il lui imposait donc une discipline sévère. En dépit de cela, il n’avait guère progressé. À présent, sans son frère aîné pour le protéger et le superviser, la secte QingheNie déclinait jour après jour sous son commandement. Depuis qu’il était adulte, et tout particulièrement depuis qu’il était le chef de la secte, il était régulièrement mis à mal par toutes sortes d’affaires dont il était peu familier, et il demandait de l’aide à tout le monde, principalement aux deux frères jurés de son grand frère. Un jour il allait à la Tour des Carpes Dorées pour se plaindre auprès de Jin GuangYao, et le jour suivant il se rendait au Repaire des Nuages pour geindre chez Lan XiChen. Même avec le soutien des chefs des deux clans Jin et Lan, il parvenait à peine à occuper sa propre position de chef de secte. Désormais, quand les gens mentionnaient Nie HuaiSang, même s’ils ne disaient rien à haute voix, leurs visages laissaient paraître leur opinion le concernant : un bon à rien.

Wei WuXian ne put s’empêcher de soupirer en songeant au passé.

Après avoir fini de poser des questions à propos de la Crête Xinglu, il fit tout de même un geste commercial pour le charlatan en achetant deux compacts de rouge. Il les rangea dans son habit et retourna vers Lan WangJi. Ce dernier ne semblait pas avoir l’intention de récupérer la pochette. Silencieux, ils marchèrent ensemble vers la direction qu’avait indiquée le charlatan.

Une vaste forêt de cèdres se trouvait sur la Crête Xinglu, traversée d’une large piste à l’ombre des arbres. Après un moment à marcher, ils ne rencontrèrent rien d’anormal. De toute façon, ils ne s’attendaient pas à trouver quoi que ce soit dès le départ, ils n’étaient venus que par mesure de précaution. Quand une légende effrayante à propos d’un lieu quelconque était vraie, il y avait forcément des informations détaillées. À la Montagne Dafan, le lieu hanté par la déesse dévoreuse d’âmes, il avait été facile de trouver les noms et d’autres détails à propos des victimes, et même le surnom du fiancé d’A-Yan. Mais puisque le charlatan ne connaissait pas ces détails, il s’agissait sans doute simplement d’une rumeur exagérée.

Après un peu moins d’une heure, ils rencontrèrent un contretemps. Devant eux, sept ou huit silhouettes s’approchaient en titubant. Leurs yeux étaient blancs, elles portaient des vêtements en guenilles, et semblaient sur le point d’être emportées par le plus léger coup de vent. D’après leur vitesse extrêmement faible, il était facile de deviner qu’il s’agissait d’un groupe de cadavres ambulants du niveau le plus bas qui soit.

Non seulement ce type de cadavres étaient malmenés par leurs pairs, mais s’ils croisaient un être humain doté d’un minimum de force, ce dernier pouvait en mettre à terre toute une rangée, et s’ils rencontraient un enfant un tant soit peu rapide, il pouvait les dépasser de plusieurs pâtés de maisons en très peu de temps. Une victime particulièrement malchanceuse pouvait voir une petite quantité de son énergie yang 3 aspirée hors de son corps, mais elle n’en mourait pas. Ainsi, durant les chasses nocturnes, ils étaient simplement ignorés par la plupart des aînés, qui laissaient les novices s’en occuper. C’était aussi logique que de chasser des tigres et des panthères plutôt que des rats.

Les voyant s’approcher, Wei WuXian savait que les choses risquaient de mal tourner, et se cacha de nouveau derrière Lan WangJi. Comme il s’y attendait, dès que ces cadavres ambulants furent à une vingtaine de mètres, à la vue de Wei WuXian, ils furent si terrifiés qu’ils rebroussèrent chemin immédiatement, deux voire trois fois plus vite qu’à leur arrivée. Wei WuXian se massa les tempes, se retourna et déclara d’une voix craintive :

« Ouah, HanGuang-jun, tu es tellement cool! Ils ont eu si peur en te voyant qu’ils se sont enfuis sur-le-champ! Haha. »

Lan WangJi demeura sans voix.

Wei WuXian le bouscula tout en riant :

« Allons-y, allons-y. Quittons cette crête. Je ne pense pas qu’il y ait un quelconque autre monstre dans les parages. Les gens d’ici sont de telles commères que quelques cadavres ambulants mineurs deviennent dans leur bouche des monstres sans pitié. Ce “château mangeur d’hommes” est sans doute aussi une invention. Tant d’efforts pour rien, n’est-ce pas? »

Lan WangJi ne se remit en marche qu’après quelques bousculades supplémentaires. Avant que Wei WuXian ne le rattrappe, une série d’aboiements violents s’élevèrent soudain au loin, dans la forêt de cèdres.

Le visage de Wei WuXian changea instantanément. Il se glissa derrière Lan WangJi à la vitesse de la lumière et se recroquevilla en se cramponnant à la taille de ce dernier.

« … Il est encore loin. Pourquoi te caches-tu? demanda Lan WangJi.

— J-j-j-j-j-j-je me cache d’abord, je regarde après. Où est-il? Où est-il?! »

Lan WangJi écouta attentivement pendant un moment, avant de répondre :

« C’est le chien noir spirituel de Jin Ling. »

À la mention de Jin Ling, Wei WuXian se redressa immédiatement, avant de se recroqueviller encore en entendant quelques aboiements supplémentaires. Lan WangJi continua :

« Si un chien spirituel aboie d’une telle manière, cela signifie que quelque chose a dû se produire. »

Wei WuXian lâcha quelques gémissements, puis se redressa avec difficulté, les jambes encore tremblantes.

« D-d-d-d-d-d-dans ce cas, allons voir ça ! »

Lan WangJi ne bougeait toujours pas. Wei WuXian s’écria :

« HanGuang-Jun, pourquoi ne bouges-tu pas? Avance! Si tu n’avances pas, que suis-je censé faire?! »

Après un silence, Lan WangJi répondit :

« D’abord… lâche-moi.»

Ils s’écartèrent tous deux l’un de l’autre en chancelant. Ils avaient beau suivre les aboiements du chien, ils firent deux fois le tour de la forêt de cèdres. Ces derniers semblaient également tantôt proches, tantôt lointains. Wei WuXian s’était quelque peu habitué aux aboiements après les avoir entendu si longtemps. Il parvint au moins à parler sans bégayer :

« Il y a un sort d’égarement ici, non ? »

Ce sort d’égarement avait définitivement été placé là par quelqu’un. Un peu plus tôt, il avait dit que les légendes de la crête n’étaient que des rumeurs, mais, à présent, les choses devenaient intéressantes.

Après quinze minutes à aboyer, le chien n’était toujours pas fatigué. Tous deux suivirent le son après avoir trouvé le moyen de s’extirper du labyrinthe. Peu de temps après, ils aperçurent les silhouettes de châteaux de pierre effrayants au milieu de la forêt.

Les pierres d’un blanc-grisâtre des châteaux étaient recouvertes de lierre vert et de feuilles tombées. Chacun d’eux avait une forme étrange à demi-sphérique, faisant penser à de grands bols retournés sur le sol.

Qui se serait douté qu’il y avait bel et bien de tels châteaux de pierre sur la Crête Xinglu? Il semblait que les légendes n’étaient pas sorties de nulle part, en fin de compte. Cependant, il était difficile de déterminer s’il s’agissait en effet de “châteaux mangeurs d’hommes”, ou quelles créatures ils abritaient.

Le chien spirituel de Jin Ling était à l’extérieur du groupe de châteaux. Il courait autour de ces derniers, parfois grognant faiblement, parfois aboyant violemment. Voyant Lan WangJi s’approcher, il recula légèrement, craintif, mais au lieu de s’enfuir, il leur aboya dessus encore plus fortement. Il regarda ensuite en direction des édifices tout en creusant la terre de ses pattes avant avec acharnement. Wei WuXian se cacha derrière Lan WangJi et lâcha d’une voix douloureuse :

« Pourquoi ne s’en va-t-il toujours pas…? Où est son propriétaire? Pourquoi l’a-t-il laissé?! »

Depuis qu’ils avaient commencé à entendre ces aboiements et jusqu’à présent, ils n’avaient absolument pas entendu Jin Ling, pas même des appels à l’aide. Ce devait être lui qui avait amené ce chien spirituel jusqu’ici, et ce devait être lui qui avait brisé le sort d’égarement. Pourtant, Jin Ling semblait avoir tout simplement disparu.

« Allons voir à l’intérieur, proposa Lan WangJi.

— Comment? Il n’y a aucune porte. »

Il n’y avait effectivement pas de porte. Les pierres grisâtres étaient étroitement collées les unes aux autres, sans la moindre ouverture pour une porte ou une fenêtre. Le chien bondit en glapissant. Il avait l’air de vouloir saisir un pan des robes de Lan WangJi, sans oser le faire pour autant, il le contourna donc pour mordre la tenue de Wei WuXian à la place, et le tira vers une certaine direction.

Wei WuXian sentit presque son âme s’échapper de son corps. Il tendit le bras vers Lan WangJi.

« Lan Zhan… Lan Zhan, Lan Zhan… Lan Zhan, Lan Zhan, Lan Zhan!!! »

Le chien traîna Wei WuXian, et celui-ci traîna Lan WangJi. L’animal les conduisit jusqu’à l’arrière d’un château de pierre. À la plus grande surprise de Wei WuXian, il y avait une entrée dans le mur, environ de la taille d’une personne. Les contours étaient irréguliers, et il y avait des fragments de roche au sol, ce qui signifiait qu’elle avait été créée par explosion à l’aide d’un instrument magique. L’intérieur était trop sombre pour y voir quoi que ce soit, à l’exception d’une lueur rouge qui brillait faiblement. Le chien relaxa sa mâchoire. Il aboya en direction de l’intérieur du bâtiment, et secoua fébrilement la queue en se tournant vers les deux hommes.

Il était clair que Jin Ling était sans doute entré de force dans le château de pierre, et qu’il lui était arrivé quelque chose après être entré.

Bichen sortit spontanément de son fourreau, révélant quelques centimètres de sa lame. L’épée émettait une lueure froide et bleutée, éclairant ainsi la voie ténébreuse devant eux. Lan WangJi se pencha et entra le premier. Wei WuXian était à deux doigts de devenir fou de terreur en présence du chien, il se précipita donc à sa suite, s’écrasant pratiquement contre lui. Lan WangJi lui prit la main pour le soutenir, et secoua la tête, soit par mécontentement, soit par résignation forcée.

Le chien spirituel au pelage noir avait l’air de vouloir les suivre et tenta de rentrer aussi, mais il semblait bloqué à l’extérieur par une sorte de force. Il ne parvenait pas à passer la barrière malgré tous ses efforts, il n’avait donc pas d’autre choix que de rester assis à l’extérieur en remuant la queue de plus en plus vite. Wei WuXian était si ravi qu’il se serait presque agenouillé de reconnaissance. Récupérant sa main, il avança de quelques pas. La teinte bleutée de la lueur de l’épée paraissait presque blanche dans le noir.

La Crête Xinglu était recouverte d’une forêt haute et touffue, il faisait donc plutôt frisquet. Et, à l’intérieur du château de pierre, il faisait encore plus froid qu’à l’extérieur. Comme il ne portait que des vêtements légers, le vent s’insinuait dans les manches et le dos de Wei WuXian : les sueurs froides qu’avait provoqué le chien avaient déjà séché. La lumière de l’entrée avait disparu, comme la flamme d’une bougie qu’on aurait éteinte. Plus ils avançaient à l’intérieur, plus il faisait sombre et plus l’espace s’élargissait.

Le sommet de l’édifice était sphérique. Wei WuXian donna des coups de pieds dans quelques cailloux au sol. Il pouvait entendre un écho ténu.

Il ne put cependant plus en supporter davantage. Il s’immobilisa, porta la main droite à sa tempe et fronça les sourcils.

Lan WangJi se retourna pour lui demander :

« Que se passe-t-il ?

— … C’est trop bruyant. »

Dans le château de pierre, il régnait un silence mortel, aussi calme que dans un cimetière. En fait, la bâtisse elle-même avait des airs de cimetière.

Cependant, pour Wei WuXian, à cet instant, ils étaient déjà entourés de bruit.


Ndt :

1 “Ni-quoi-ni-qu’est-ce” : “Headshaker” dans la version anglaise. Le surnom utilisé dans le texte chinois ( 一问三不知 « yī wèn sānbùzhī ») est une expression idiomatique signifiant« ne rien savoir à rien » ou « répondre sans arrêt “je ne sais pas” ». Littéralement, cela peut se traduire « ne rien savoir des trois [aspects d’une affaire (le début, le milieu et la fin)] ». C’est pour cette raison que nous avons choisit de traduire par cette expression française qui, bien qu’un peu (beaucoup) vieillie, retranscrit parfaitement cette idée.

2 Déviation de qi : littéralement “s’embraser et se laisser posséder par le Mal”. La déviation de qi dans la fantasy chinoise correspond à un état dans lequel l’énergie spirituelle devient instable, pouvant causer chez la personne qui en souffre des symptômes à la fois physiques et psychiques tels que la paranoïa, une forte irritabilité, des réactions violentes, une psychose, des douleurs physiques insoutenables, et dans le pire des cas, la mort. Une déviation de qi peut être due à l’usage d’une méthode incorrecte/impropre de cultivation ou au fait de recourir à des procédés interdits.

3 Énergie yang : énergie dite “positive”, souvent associée à la vie, à la lumière et au “masculin” dans la tradition philosophique chinoise (s’oppose à l’énergie yin, énergie “négative” associée à la mort, aux ténèbres et au “féminin”; l’un et l’autre se compensent et se complètent).

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arubiize
arubiize
1 année

Bon sang, qu’est-ce qu’ils sont mignon dans ce chapitre !
Wei WuXian est tellement drôle !

Et qu’est-ce que je donnerai pas pour lire les pensées de Lan WangJi ici ! xD

Hinata Ran
1 année

Coucou ! 🙂

« Wei WuXian avait entendu au moins des milliers de légendes de ce genre, et avait tué des centaines de ces créatures de ses propres mains. Cela en devenait presque ennuyant. »

J’aime beaucoup sa nonchalance xD Pour lui qui affronté tout un tas de chose dans sa précédente vie, ces « faits divers »/ou « mystères » ne signifient plus rien pour lui…. C’est sur quand on est Wei WuXuan/ou Le Patriarche de YiLing rien ne peut le surprendre à par lui-même…. Et une certaine personne XD.

Ce qui est intéressant chez lui également, c’est qu’il pose toujours les bonnes questions. Il cherche toujours à creuser au lieu de se contenter de croire/d’écouter les rumeurs/ou les dires de chacun.

« Un jour il allait à la Tour des Carpes Dorées pour se plaindre auprès de Jin GuangYao, et le jour suivant il se rendait au Repaire des Nuages pour geindre chez Lan XiChen. Même avec le soutien des chefs des deux clans Jin et Lan, il parvenait à peine à occuper sa propre position de chef de secte. Désormais, quand les gens mentionnaient Nie HuaiSang, même s’ils ne disaient rien à haute voix, leurs visages laissaient paraître leur opinion le concernant : un bon à rien. »

Même dans le monde de la cultivation, il est difficile de se faire une place… Ceci dit, chaque fois qu’il y a un léger focus sur Nie HuaiSang, j’ai toujours l’étrange impression qu’il possède 2 facettes : une qu’il masque avec son éventail, et son côté niais et l’autre,mystérieuse…

« Ainsi, durant les chasses nocturnes, ils étaient simplement ignorés par la plupart des aînés, qui laissaient les novices s’en occuper. C’était aussi logique que de chasser des tigres et des panthères plutôt que des rats. »

Quelle arrogance ! En parfait contraste avec Lan Wangji (chapitre 7) :
« Les cultivateurs les plus puissants des clans proéminents ne s’occupaient pas des proies de faible niveau en général. Cependant, Lan WangJi était une exception. Il ne s’était jamais soucié du niveau de la proie d’une chasse nocturne, et ne refuserait jamais de se déplacer sous prétexte que la créature n’était pas suffisamment menaçante pour accroître sa célébrité. Si quelqu’un avait besoin d’aide, il était là. C’était ainsi depuis qu’il était jeune déjà. ».

« Les voyant s’approcher, Wei WuXian savait que les choses risquaient de mal tourner, et se cacha de nouveau derrière Lan WangJi. Comme il s’y attendait, dès que ces cadavres ambulants furent à une vingtaine de mètres, à la vue de Wei WuXian, ils furent si terrifiés qu’ils rebroussèrent chemin immédiatement, deux voire trois fois plus vite qu’à leur arrivée. »

Mdr ! J’étais pliée en quatre quand j’ai lu ce passage ! >///ᴗ<๑)
Seul les Cieux savent ce qu'il leur a fait pour avoir ainsi pris la fuite (et ce deux fois plus vite que la normale) ! XD
Et deux lignes plus tard, ce fut à son tour de s'accrocher comme une pieuvre à Lan Wangji…. Ah Karma…

Ce chien spirituel est clairement différent d'un chien normal, doté d'une intelligence supérieure, et qui est tout aussi adorable 'u'
Quel dommage que Wei Ying en soit effrayé xD
Heureusement, Lan Wanji est là pour le protéger ! 🙂

Est-ce que la déviation de Qi est quelque chose de génétique ? Etant donné que le père de Nie MingJue est décédé dans les mêmes conditions ?

Merci pour ce chapitre qui était très amusant à lire ! 🙂