La Terrasse Dorée – Chapitre 7

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Traduit par Laina, corrigé par Alowynn

Chapitre 7 – Visite familiale

Tandis que Son Excellence Yan se lamentait de sa dure vie de labeur et endurait mille tourments au sein du palais, la résidence du Marquis de Jingning, le sujet même de son inquiétude, était plongée en plein chaos.

Quelques jours plus tôt, Fu Shen et son entourage venaient tout juste de s’y installer quand la sœur cadette de celui-ci, Fu Ling, la Princesse de Qi, y envoya des serviteurs pour lui présenter ses hommages, lui offrir quelques cadeaux, et annoncer qu’elle allait prochainement venir lui rendre visite. Mais Fu Shen n’avait vraiment pas la force de s’occuper d’elle. En outre, sa résidence de Marquis ne pouvait naturellement pas être considérée comme la maison maternelle de la famille Fu [1], ce qui le fit craindre la méfiance du Prince de Qi. Il refusa immédiatement : « C’est inutile, qu’elle prenne d’abord soin d’elle. »

Ces serviteurs de la résidence du Prince de Qi faisaient autrefois partie du personnel de la résidence du Duc de Ying, et, étant inclus dans la dot de Fu Ling, ils l’avaient ensuite suivie dans sa nouvelle demeure. De ce fait, ils connaissaient bien le caractère du Premier Jeune Maître et son franc-parler, et ils ne furent pas surpris de sa réponse. Ils retournèrent auprès de Fu Ling pour lui relayer ses paroles.

Le hasard voulut que le Prince de Qi, Sun Yunduan, soit justement présent quand cette réponse arriva, et il secoua la tête en l’entendant. « Même si le Marquis a de bonnes intentions, il faut toujours qu’il soit désagréable. »

Depuis qu’elle avait eu vent de la blessure de Fu Shen, Fu Ling était tellement inquiète qu’elle en perdait le sommeil et pleurait souvent en cachette. Mais en entendant cette manière de parler, aussi chaleureuse et douce qu’un coup de massue mais qui lui était si familière, elle se sentit étrangement apaisée. Elle serra les dents et ravala ses larmes. « Mon Prince, pardonne-le. Mon frère a toujours été ainsi, tel un canard mort qui refuse de reconnaître ses erreurs [2]. »

L’harmonie régnait dans ce jeune couple. Sun Yunduan ne put s’empêcher de plaisanter : « Et maintenant, tu comptes t’en occuper dans son dos ? »

Fu Ling rougit, honteuse. « Mon Prince se moque encore de moi. Mon frère a beau être dur en apparence, il a le cœur tendre, c’est simplement qu’il n’est pas quelqu’un de très bavard. J’ignore quel genre d’épouse serait digne de lui. »

Se souvenant de la rumeur qui lui avait été rapportée par un subordonné, le Prince de Qi changea volontairement de sujet : « Qui sait quel genre de mariage il fera ? Le Marquis vient juste de revenir à la capitale, et sa résidence doit être complètement sens dessus dessous. Il ne serait pas judicieux que tu y ailles maintenant. » Il prit la main de Fu Ling et la balança gentiment. « Attends quelques jours, laisse-le s’installer, puis tu pourras aller lui rendre visite, d’accord ? »

Les yeux de Fu Ling brillèrent. « Mon Prince serait disposé à me laisser sortir de la résidence ? »

Le Prince de Qi pencha la tête pour l’embrasser sur la joue, et lui fit un petit sourire. « C’est ton grand frère, pas un inconnu, il n’y a pas de mal à cela. Tu dois juste me promettre de prendre soin de toi. Surtout, il ne faut pas que tu fasses quoi que ce soit d’imprudent… »

Le visage de Fu Ling s’empourpra, le rose de ses joues, semblable aux nuages du crépuscule, rendant son teint encore plus lumineux et accentuant sa beauté. Elle se blottit dans ses bras et murmura : « Je sais. »

Le ciel, aujourd’hui, était couvert, le vent plus froid que les jours précédents, et le temps était à la pluie. La blessure de Fu Shen, particulièrement sensible à ces conditions, le faisait souffrir sans discontinuer. Il voulut appeler quelqu’un pour se faire conduire dans son bureau, désireux de trouver de la lecture pour se changer les idées, mais juste à ce moment-là, un serviteur l’informa que la Princesse de Qi était venue personnellement lui rendre visite, et que son carrosse était déjà stationné devant la porte.

Fu Shen eut soudain mal à la tête. « Quelle casse-pieds… Viens m’aider à me lever. Oncle Fu [3], vas dire à Xiao Xun et aux gardes de se tenir en retrait, et demande aux serviteurs de rester dans la cour arrière, pour ne pas risquer de commettre un impair. Fais entrer la Princesse dans le salon principal et trouve de vieilles femmes ou de jeunes garçons pour s’occuper d’elle. Je vais me changer. »

Dans le salon principal, Fu Ling n’était pas d’humeur à admirer cette résidence qui lui était si étrangère. Nerveusement, elle tordait encore et encore un mouchoir entre ses doigts quand, un instant plus tard, le bruit de roues en bois sur le sol se fit entendre. Abandonnant toute retenue, elle se leva et tourna la tête juste à temps pour croiser le regard de Fu Shen, assis dans une chaise roulante.

Il était visiblement stupéfait ; lui non plus n’était peut-être pas prêt.

Elle le fixa, bouche bée, comme si elle avait soudainement perdu l’usage de la parole. L’image du grand frère invincible et indomptable gravée dans sa mémoire vola en éclats. Injustement coincé dans une chaise roulante sommaire en bambou, sa maigreur extrême lui donnait un air particulièrement acéré. Il lui adressa un sourire maladroit.

Les yeux de Fu Ling se remplirent de larmes et, incapable de se contenir plus longtemps, elle se jeta sur lui en pleurant.

La vieille servante qui l’accompagnait fut grandement effrayée. La force de son étreinte repoussa Fu Shen en arrière, mais il la soutint de ses bras et l’enlaça en retour. « Hé, là, doucement… Tu as quel âge, Mademoiselle, sept ans ? »

Toute la tension qu’elle avait accumulée en son cœur des jours durant se relâcha d’un seul coup. Elle oublia sa pudeur et s’accrocha à ses manches, sanglotant si fort qu’elle n’arrivait presque plus à parler, répétant encore et encore : « Tu es la seule famille qu’il me reste… »

Fu Shen retint son souffle.

Ces chaudes larmes firent fondre le givre qui enserrait son cœur. Pendant toutes ces années, le frère et la sœur avaient vécus éloignés, l’un au Beijiang, l’autre au palais. Même le souvenir de leur dernière rencontre s’était déjà estompé, mais leurs liens de sangs innés étaient toujours aussi forts.

Il lui tapota gentiment l’épaule, ses mouvements maladroits et réservés, la consolant d’une voix basse : « Ne pleure pas, ne pleure pas. Tout va bien, je suis là, ne sois pas triste. »

Si le Général Fu était une étoile descendue sur terre, alors la Princesse Qi devait être la réincarnation d’un dieu de la pluie ; la résidence du Marquis de Jingning débordait presque de larmes. Fu Shen fit de son mieux pour consoler sa petite sœur tout en étant physiquement et mentalement épuisé. Il pressa une main contre sa tempe. « Je t’avais dit de ne pas venir, l’autre jour, et tu ne m’as pas écouté, tu es quand même venue en courant pour te faire du mal. » Il continua, impuissant : « Maintenant, mon jardin n’aura pas besoin d’être arrosé pendant les trois prochaines années. »

Fu Ling était en train de se passer de l’eau chaude sur le visage. Elle se redressa en entendant son rire léger et grommela : « Ne te moque pas de moi. Pense à ce que je ressens. Rester chez moi à trépigner me ferait encore plus souffrir. »

Fu Shen s’étouffa à ces mots, et reposa sa main avec amertume.

Une fois sa toilette terminée, Fu Ling revint s’asseoir à ses côtés. En voyant la fine couverture qui lui couvrait les jambes, elle ne put cacher l’inquiétude sur son visage. « Grand frère, ta blessure… Elle ne peut vraiment pas être soignée ? Il y a beaucoup de grands médecins ici. Ou sinon, je pourrais aussi demander au Prince d’aider… »

Fu Shen réplica de manière simple et concise : « L’empereur a déjà envoyé quelqu’un pour faire un diagnostic et établir un traitement. »

Elle ne trouva rien à répondre à cela. Un éclair de déception passa sur son visage, qui se changea immédiatement en un large sourire. « Peu importe. Si ce n’est pas soignable alors… Ça ne fait rien, tant que tu vas bien. À partir de maintenant, tu vas rester à la capitale et tu ne repartiras pas, d’accord ? »

Son regard plein d’espoir était une lame plantée directement dans le cœur de Fu Shen.

Il ne voulait pas lui mentir, mais il ne supportait pas de la rendre encore plus triste. Il se contenta d’un vague « mh ».

Elle lui adressa en retour un sourire éclatant. Plus tard, après un long moment de bavardages ininterrompus, elle demanda soudain : « Ah, au fait, est-ce que quelqu’un de la famille est venu te voir récemment ? »

Fu Shen ne s’en serait pas souvenu si elle ne l’avait pas mentionné. Sa seule réaction fut un rire moqueur.

« Même si elle ne nous aime pas, elle est toujours la matriarche de la famille, je pensais qu’elle viendrait quand même, au moins pour maintenir sa réputation. Je ne l’imaginais pas à ce point sans cœur. » répondit Fu Ling avec tristesse.

« Quand est-ce que nous avons eu ne serait-ce que la moindre ‘amitié’ avec elle ? La relation a été complètement coupée quand la famille s’est séparée. Tu n’as pas besoin de composer avec elle juste parce qu’elle est plus âgée. Elle n’a plus que Fu Ya en tête maintenant, elle n’attend que le jour où son fils chéri lui pondra un œuf d’or. »

Cette fois, en plus de Fu Ling, les serviteurs, anciennement employés à la résidence du Duc de Ying,  durent eux aussi se mordre les joues pour ne pas rire.

Fu Shen n’avait plus envie de s’étendre sur les fautes de sa belle-mère. « Arrête de te préoccuper de ces déchets. Et toi, plutôt, comment vas-tu dans le palais du Prince ? »

« Tout va bien, le Prince s’occupe très bien de moi. » Elle se pencha légèrement sur le côté, attrapa sa manche et la balança d’un côté à l’autre comme une petite fille. « En fait, j’espérais que tu puisses revenir à la capitale cette année. » murmura-t-elle doucement.

« Pourquoi ? » demanda-t-il brusquement. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Quelqu’un te pose problème ? »

On ne pouvait pas lui reprocher cette réaction. Presque tous les grands frères du monde étaient ainsi, montrant leur affection à travers le soin qu’ils portaient à leur famille.

« Mais non, c’est une bonne nouvelle. » Un rose léger colora ses joues. « Grand frère, tu vas être tonton. »

« Oh. » Fu Shen n’entendit que la première moitié de sa réponse et hocha la tête, sans grande réaction. Après une longue pause, il comprit soudain la seconde partie, se leva presque de sa chaise sous la violence du choc, et haussa brusquement la voix : « Qu’est-ce que tu as dit ? »

Fu Ling plaça une main sur son ventre encore plat, avec un large sourire. « Cela fait déjà plus de trois mois. »

« Que- Comment… » Pour une fois, le Marquis de Jingning était pris au dépourvu. « Quel âge as-tu ? Non, quel jour sommes-nous ? »

Elle rit de sa confusion. Il se frappa le front, réalisant qu’il posait des questions incohérentes, et sourit à son tour. « C’est vraiment… Bien. Génial. »

Fu Shen n’était en réalité pas un très bon frère. Leur mère était morte jeune, leur belle-mère était odieuse, et lui-même était parti sur le champ de bataille très tôt. Il arrivait à peine à rentrer à la maison ne serait-ce qu’une fois par an, et encore moins à s’occuper de sa petite sœur. Le seul lien qui existait entre eux était celui du sang, et, jusqu’à aujourd’hui, ils ne partageaient quasiment rien.

Fu Ling était douce en apparence, mais elle possédait une grande force intérieure, et, durant toutes ces années, sous l’autorité de Dame Qin, elle avait progressivement mûri pour devenir une vraie jeune fille de la noblesse. La seule fois où elle avait demandé à voir Fu Shen avait été quand le Prince Héritier avait fait savoir qu’il souhaitait la prendre comme Concubine, mais qu’elle ne voulait pas de cette union.

À cet instant précis, Fu Shen avait soudain pris conscience de son rôle de grand frère. Il l’avait aidée à sécher ses larmes. « Si tu ne l’aimes pas, ne l’épouse pas. N’aies pas peur, je te soutiendrai toujours. »

Mais cette mentalité de grand frère le hantait. Lorsqu’il regardait Fu Ling, il la voyait toujours comme cette petite fille délicate et pleurnicharde, qui ne voulait jamais dire simplement ce qu’elle pensait et préférait d’abord s’agripper aux manches de son aîné.

Il ne s’attendait pas à ce que, en un claquement de doigts, cette petite fille devienne une jeune femme mariée, et à peine plus tard, une mère.

Malgré la joie que la nouvelle de sa grossesse lui procurait, Fu Shen n’osa pas la laisser rester plus longtemps dans sa maison. Il avait beau ne pas croire aux dieux ni aux monstres, il devint subitement superstitieux. Il craignit d’avoir saturé cette résidence de l’aura sanguinaire d’un soldat fraîchement sorti du combat, et que cela ne soit pas bon pour l’enfant.

Il la chassa purement et simplement de chez lui. Ce n’est qu’un fois à la porte, après qu’une servante l’eût aidée à remonter dans le carrosse, et séparés par une fenêtre, qu’il lui dit solennellement : « Prends bien soin de toi. Je reste à la capitale pour le moment, je ne partirai pas. Ménage-toi, occupe-toi bien de ton bébé, et ne laisse personne te maltraiter. »

Les larmes de Fu Ling se remirent à couler. Elle réussit péniblement à lui répondre entre ses sanglots : « Regarde-toi, en train de me gronder… Qui oserait encore me maltraiter ? »

« Mn. » Fu Shen lui répondit avec gentillesse : « Ton grand frère te donnera tout ce dont tu peux avoir besoin. Rentre chez toi maintenant. »

Les portes de la résidence du Marquis se refermèrent. Oncle Fu poussa Fu Shen en direction du bureau, mais à mi-chemin, ce dernier dit soudain : « Vas à la réserve et choisis quelques herbes nourrissantes, des soieries et des fourrures, peu importe leur couleur, et fais en sorte que ce soit livré à la résidence du Prince de Qi. »

« Ce sont des cadeaux pour la jeune demoiselle ? Voulez-vous ajouter aussi quelque chose pour le Prince ? Sans parler d’aujourd’hui, il nous a fait envoyer beaucoup de belles choses il y a quelques jours de cela. » répondit Oncle Fu.

Fu Shen acquiesça. « Je me souviens qu’il y a une pierre à encre ‘étoile d’or’ de Longwei [4] quelque part dans le bureau. Je vais aller la chercher. Toi, réfléchis à ce qu’on pourrait lui offrir d’autre. »

Fu Shen voulait se rendre au bureau immédiatement, mais celui-ci n’avait pas été utilisé depuis longtemps. Le vieux domestique, craignant qu’il ne soit rempli de poussière, ordonna à quelqu’un de nettoyer la pièce avant d’oser laisser Fu Shen mettre un pied à l’intérieur.

Il n’aurait jamais pu imaginer que ce nettoyage serait la cause directe d’un incident.

Quand Fu Shen y entra pour chercher la pierre à encre, il trouva sur la table une longue boîte en bois. Elle lui était totalement étrangère, mais son positionnement en évidence laissait présager que quelqu’un l’avait volontairement placée là pour qu’il la remarque.

La boîte était plutôt légère, et, d’après le son qu’elle faisait quand il la secouait, semblait contenir un bâton très fin. Il redoubla de vigilance. Ce n’est qu’après l’avoir examinée sous tous ses angles pour s’assurer qu’elle n’était pas piégée qu’il ouvrit le couvercle avec précaution.

À l’instant précis où son regard se posa sur l’objet à l’intérieur, tout son corps se figea sur place.

Une flèche noire, la hampe brisée en deux, reposait dans la boîte. Sa pointe était légèrement courbée, comme si elle avait percuté quelque chose de très dur.

Personne d’autre au monde ne connaissait mieux cette flèche que lui.

Le neuf septembre, au Défilé des Sables Bleus, en ce court instant entre la vie et la mort, au milieu d’une pluie de rochers, c’était cette flèche précisément qui l’avait frôlé dans le dos.


Notes:

[1] Quand une femme se marie, elle s’installe chez son époux et ne sort que très rarement. Il n’est pas choquant ni gênant qu’elle aille rendre visite à sa famille maternelle dans leur maison officielle, mais sa liberté de sortie s’arrête là. De ce fait, même si Fu Shen est son frère, sa résidence est hors limites pour Fu Ling puisqu’il s’est séparé de la résidence du Duc, d’où son inquiétude.

[2] 死鸭子嘴硬, traduit littéralement. Le bec d’un canard, même mort, reste toujours extrêmement dur, et on ne peut ni le cuisiner ni le manger. C’est une image pour parler de quelqu’un de très têtu, qui a « la bouche dure », qui ne reconnaît pas ses torts.

[3] Même nom de famille que Fu Shen, mais ils n’ont pas de liens de parenté. Il arrivait souvent que les serviteurs adoptent le nom de la famille pour laquelle ils travaillaient.

[4] 金星龙尾歙. Les pierres à encre servent à diluer l’encre, préservée sous forme solide, pour l’écriture. Les meilleures proviennent de la préfecture Shezhou, à l’est de la Chine, et parmi elles, les plus recherchées sont celles fabriquées dans les montagnes Longwei. La pierre utilisée pour leur fabrication est une ardoise contenant naturellement des incrustations d’éléments étrangers, et qui, en conséquence, arbore des motifs dorés ou argentés très élégants. Les motifs sont classés en plusieurs catégories, et le type « étoile d’or » est un des plus fréquents. Il s’agit de tâches dorées sur une ardoise de couleur bleu-noir, créant un effet semblable à un ciel étoilé. Voilà un exemple :

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AruBiiZe
AruBiiZe
15 mars 2021 11:04

Ah ! La petite soeur est enceinte hein ! xD Ils forment un très joli couple ces jeunes mariés ! XD

La relation entre frère et soeur est vraiment attendrissante ! :3

Bon sang ! Mais qui a laissé ce ‘cadeau’ sur le bureau ?!
Mais surtout pourquoi ? Une menace ?

Merci beaucoup pour ce nouveau chapitre !
Bonne continuation pour la suite ! A bientôt 😉